le collectif des musulmans citoyens français

Enfin une bonne nouvelle !

27 juillet 2015

Enfin une bonne nouvelle !

Finalement, il est définitivement établi que le terroriste tunisien Abou Iyadh, chef du groupe Ansar Chariâa est mort dans l’attaque aérienne américaine contre un convoi terroriste en Libye, le 14 juin dernier. 

Cette attaque visait principalement un autre chef terroriste, l’algérien Mokhtar Belmokhtar, dont la mort n’est pas encore certaine. Des tests génétiques ont confirmé la mort d’Abou Iyadh ce qui représente pour nous les tunisiens, et pas seulement, une bonne nouvelle. Cette nouvelle  est d’autant plus réconfortante, qu’elle vient à un moment crucial pour un moral national dangereusement lézardé par le dernier attentat de Sousse. Elle vient nous rappeler que dans la guerre contre le terrorisme, nous ne sommes pas condamnés à être toujours les victimes.

 

Mais l’annonce de la mort d’Abou Iyadh a un autre mérite, celui de nous rappeler des évidences que nous avons tendance à oublier.

 

 La première de ces évidences, c’est que la vie d’un terroriste est très courte et que quelles que soient  sa notoriété ou son rang au sein de la hiérarchie sanguinaire, il finira toujours par être tué. A cette évidence, il n’existe pratiquement aucune exception. Le cas de Ben Laden le prouve. Bien entendu, ces chefs terroristes peuvent faire des disciples aussi sanguinaires que leurs idoles. Mais ces apprentis assassins seront eux aussi tués comme leurs chefs, souvent bien avant eux.

 

La seconde évidence, c’est que quand on est face à un terroriste, il faut le combattre et non négocier avec lui. Toute attitude laxiste ou conciliante envers le terrorisme sous des couvertures multiples, tantôt parce que les terroristes sont des jeunes qui nous rappellent notre propre jeunesse, tantôt  parce que nous croyons naïvement qu’on peut les raisonner par les négociations, ne peut profiter qu’aux terroristes et leur fait gagner du temps pour mieux s’organiser et porter des coups douloureux au corps social. L’ancien président provisoire n’a rien récolté de ses rencontres présidentielles avec les extrémistes de tous bords. Ali Laârayedh aurait pu faire l’économie de dizaines de victimes du terrorisme s’il n’avait pas donné l’ordre de laisser partir Abou Iyadh, encerclé dans la mosquée d’El Fath par la police nationale. En ce sens, la Troïka assume une responsabilité politique certaine  dans la détérioration du climat sécuritaire et dans la propagation du terrorisme dans le pays.

 

La troisième évidence c’est qu’aujourd’hui, le terrorisme est lié étroitement à l’islam politique. Le problème serait donc, il faut bien le préciser, non dans la religion musulmane, mais dans l’idéologie musulmane. Tous les groupes politiques, tous les partis politiques se réclamant de l’islam prônent un modèle de société religieux, antinomique avec la liberté individuelle, la démocratie et les droits humains dans leur dimension globale, universelle et interdépendante. Le recours à la violence, le jihad, n’est jamais écarté sur le principe mais pourrait l’être pour des raisons conjoncturelles et tactiques. Il n’existe pratiquement aucune exception à cela. Même le parti Ennahdha qui essaie aujourd’hui un discours plus conforme au discours démocratique est passé par la phase de la violence politique quand il jugeait que le contexte lui était propice.

 

La quatrième évidence est que le terrorisme étant un fléau planétaire, la lutte contre le terrorisme ne pourrait être qu’internationale pour être efficace. Le raid américain sur la Libye a permis de tuer le terroriste tunisien Abou Iyadh. Sans ce drone américain, ce dernier  serait encore à développer ses idées démentielles pour faire verser plus de sang sur le sol tunisien.      

 

Par Sofiene Ben Hamida, publié le 02/07/2015 18:59

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