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Tunisie/ Terrorisme Les tentatives de déstabilisation persistent !

26 juillet 2015

Tunisie/ Terrorisme Les tentatives de déstabilisation persistent !

Le terrorisme qui fait une offensive terrifiante et sans précédent contre la Tunisie, est exacerbé par une conjoncture régionale instable, et par une guerre entre puissances régionales livrée par procuration. Les armes, munitions, et moyens  dont disposent ces groupuscules en disent long sur leur soutien et leurs parrains. 

 

La Tunisie est amenée à combattre par ses moyens, somme toute maigres par rapport à l’ampleur du défi, un ennemi dont la base arrière se trouve ailleurs, et des forces occultes tirent les ficelles. 

Le terrorisme a une histoire dans nos contrées, on a connu l’attentat de Djerba en 2002, et les événements de Soliman en 2006 rapidement maîtrisés à l’époque, ce qui est néanmoins nouveau, c’est la portée de ce fléau, la récurrence de ses attaques, et l’évolution rapide de leur nature, passant d’opérations ciblant les forces sécuritaires et militaires, à des attentats perpétrés en ville contre des touristes, dont le but est de ruiner un secteur stratégique et à travers lui l’économie, et frapper dans le cœur notre démocratie naissante. 

Ces groupes ne semblent pas à bout de leurs tentatives déstabilisantes. "Des groupes criminels et terroristes sont en train de planifier d'autres opérations en Tunisie pour tuer, atteindre le moral des Tunisiens et paralyser l'économie",  a déclaré hier le locataire de la Kasbah, Habib Essid, à l’hémicycle, imputant la proclamation de l’état d’urgence à la persistance de telles menaces. 

Des révélations qui font peur, a fortiori que l’écho de la phrase prononcée par le président de la république, retentissent encore dans les oreilles : "Si les évènements à l’instar de ceux de Sousse venaient à se reproduire, l’Etat s’effondrerait", avait-il lancé dans son discours du samedi 04 juillet.

Le but est donc d’éviter que notre pays soit le théâtre de nouvelles opérations, que si elles ne conduisent pas à l’effondrement de l’Etat, toujours fort par ses institutions, notamment sécuritaire et militaire, porteront un nouveau coup dur au pays et fragiliseront davantage une économie déjà exsangue. 

Avec l’attaque du Bardo du 18 mars, et celle de Sousse du 26 juin, la Tunisie a entamé une nouvelle étape critique et décisive, celle où elle est amenée à accélérer la guerre contre le terrorisme, et à combattre ce fléau sur plusieurs fronts : dans les montagnes, dans les zones frontalières et reculées et dans les villes. Au-delà du lourd et tragique bilan des victimes, ces deux attentats ont grandement terni l’image d’un pays, qui passe dans l’imaginaire collectif mondial, de la seule expérience démocratique réussie des pays dits du printemps arabe, à la faveur d’une transition pacifique et d’élections libres et plurielles, à un pays qui est dans le collimateur des groupes terroristes et de leurs plans criminels. 

Les Tunisiens prennent-ils la mesure du danger, et envisagent-ils d’agir en conséquence ?  Sont-ils conscients de la gravité et de l’étendue des menaces qui nous visent, et de la difficulté de la guerre qu’on a à livrer pour les contrer ? Toute la question est là, si on assimile bien le danger de ces groupes, et leurs visées, on saura leur résister et les combattre, en rangs resserrés, et par une parole unique : la lutte contre le terrorisme d’abord, tout le reste viendra après. Il s’agit pour les Tunisiens de revoir leurs priorités, et de considérer leur sécurité, la pérennité de leur état et l’invulnérabilité de leur territoire, comme étant des objectifs primordiaux. Seule pareille tactique populaire est en mesure de barrer la route devant le terrorisme, décourager ses protagonistes directs et indirects, et leur faire désespérer de pouvoir atteindre leurs fins sur cette terre, intrinsèquement pacifique et tolérante. 

Le chef du gouvernement, Habib Essid, a annoncé mardi soir le démarrage de la construction d’une clôture, voire d’un mur sur les frontières tuniso-libyennes, entre Ras Jdir et Dhiba sur une longueur de 168 km, pour empêcher l’infiltration des terroristes et des contrebandiers sur notre territoire. A notre tour, nous devons tous contribuer à ériger des murs psychologique, moral, religieux, sécuritaire, avec toute la symbolique que cela comporte,  pour nous prémunir en interne de ces groupes, les isoler autant que faire se peut pour pouvoir les maîtriser, et préserver nos enfants et notre jeunesse de leur mauvaise influence. 

 

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H.J

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