le collectif des musulmans citoyens français

Diaspora : un enjeu politique, un symbole, un concept ? partie 2

21 mai 2016

Diaspora : un enjeu politique, un symbole, un concept ? partie 2

Diaspora : conjurer le déni d'existence

  • 18 Actuellement 3 millions de personnes d'origine arménienne vivent en Arménie et le double en dehors (...)

  • 19 Par la Grande-Bretagne vers La Barbade et la Jamaïque à partir de 1544, puis la Virginie, la Géorgi (...)

7Des populations migrant à la recherche de meilleures conditions de vie, sous pression de la misère ou d'une répression politique, montrent une plus ou moins forte propension à maintenir des liens avec une région d'origine et ce lieu est réel. Par contre, dans le cas de populations dispersées par la violence, ce lieu peut être réel, symbolique ou imaginé. Dans ce dernier cas il n'est nullement ancré dans l'histoire et dans un territoire, il est une référence identitaire. Ces deux conceptions peuvent coexister au sein d'une même population.

Des Juifs canadiens de troisième et quatrième générations voient en Israël un patrimoine ancestral, l'État canadien étant leur État [Olazabal, 1999, 2006]. D’autres, anti-sionistes, refusent toute banalisation d'Israël en État et pensent que la consolidation de la « terre d’origine », soit la création de l'État israélien, a signé la fin de la diaspora juive. Suite à l'échec de leur tentative de contribuer à une construction démocratique de l'État arménien après 1991 des groupes européens et américains d'ascendance arménienne refusent cet État et, face au constat de leur différence culturelle et politique insurmontable avec les Arméniens d'Arménie18, ils inventent une Arménie originaire. L'État arménien n'est plus à leurs yeux qu'un ultime rempart face à un éventuel danger d'assimilation [Ritter, 2005]. Enfin, autre cas, le lieu d’origine peut être absent. Les Tsiganes ont construit une organisation communautaire par-delà les frontières mais nullement un discours sur un centre d'origine. Historiquement les diasporas "classiques" n’ont pas toujours développé le mythe d'une terre d’origine incarnée par un pays précis, pas plus que l’image d’un retour à ce pays. Les Juifs de l’Antiquité et de la Méditerranée aux 11-13èmes siècles n’avaient nullement l’idée de provenir d’un seul pays mais plutôt de provenir de diverses régions (Babylone, Palestine, Égypte, Andalousie) ; ils ne se représentaient pas comme des exilés d'un centre historique [Clifford, 1994, p. 305 ; Goitein, 1993]. Un lieu d'origine, réel ou imaginaire, n'est pas un fondement de la forme diasporique. Cette forme se particularise plutôt par l’idée d’une communauté existant en dehors de toute référence à un centre et à un territoire et prenant des formes multiples, rivales mais non contradictoires et cette inadéquation aux formes d'organisation hiérarchisée et centralisée fonderait une méfiance de l'État de la part des membres de diasporas selon Boyarin et Boyarin (1993). Une diaspora se présente comme un faisceau de réseaux, d'organisations, d'institutions reliant des communautés établies dans divers pays et ce caractère polycéphale la fonde. Il incarne et perpétue sa vocation, conjurer la dispersion, voire l'annihilation, en créant des liens. Cependant des auteurs reproduisent la logique nationaliste et voient en une diaspora un peuple dont la conscience identitaire ne peut pas se passer de la référence à une terre d’origine réelle et perdue. Il est même parfois dit que les Juifs européens ou américains ne formèrent diaspora que durant les périodes où ils montrèrent un attachement à la Russie, le pays de provenance de nombre d’entre eux, soit principalement durant la Révolution bolchevique. Selon cette affirmation, les Tibétains vivant en Inde et en Occident et les Palestiniens dispersés dans les mondes arabe et occidental constituent des diasporas mais non les Tsiganes faute d'État et de territoire historiques attestés [Bruneau, 1995, p. 12]. Pourtant, si les Tsiganes n'ont pas construit de discours sur un centre d'origine, ils furent déportés d'un territoire d'implantation, la vallée de l'Indus, vers la Basse Mésopotamie, puis chassés vers l'Anatolie et les Balkans et au 16ème siècle certains déportés par les puissances coloniales vers les colonies américaines19[Thernstrom, Orlov et Handlin, 1980, p. 441].La mémoire d’un malheur est souvent présentée comme un trait fondateur d’une diaspora car la dispersion de populations juive, arménienne et chinoise releva d'évènements menaçant la vie des personnes : expulsions de Babylone, pogroms en Russie au 19ème siècle, Holocauste; déportation et génocide des Arméniens; déstructuration économique et sociale des provinces du Guangdong et du Fujian à la fin du 19ème siècle, guerres civiles et régime communiste dans le cas des Chinois. La mémoire diasporique n’est pas seulement celle d'un malheur passé mais celle d’une expérience partagée de mise à l’écart et d’assignation à la marge, à la différence, voire à l’anormalité et l'inhumanité. En ces temps de louanges de la mobilité et de l'hybridation par des milieux universitaires et intellectuels, la marge est embellie de sa distance à un centre, un État, une norme majoritaire. Mais les majorités culturelles demeurent et la marge véhicule toujours un danger potentiel. La forme diasporique est une forme d'organisation communautaire qui assure d'une existence sociale au-delà de la permanence de la menace de dispersion, d'expulsion, de déni. Corollairement une diaspora ne peut subsister qu'à deux conditions :

81. que demeure la potentialité d'une menace sous forme d'attaque physique, de non reconnaissance sociale et de discriminations, les mémoires ne perdurant que si elles servent une action présente ;

  • 20 La Shoah demeure taboue en Israël jusqu'au procès d’Eichman pour devenir mémoire nationale officiel (...)

92. que des fractions des populations dispersées veuillent perpétuer cette résistance au déni et disposent des ressources culturelles et économiques pour le faire. Ces deux conditions, potentialité de la menace et volonté et capacité d'y faire face sont sources de controverses comme en attestent les présents débats en Europe sur un éventuel nouvel antisémitisme arabe, le refus de personnes d'origine juive de voir diaspora juive et malheur sans cesse associés20, l’idée de la Seconde Intifada comme risque mortel pesant sur Israël ou encore le nombre de Nord Américains d'ascendance juive, arménienne, africaine ou chinoise refusant de se dire Juifs, Arméniens, Africains ou Chinois de la diaspora et s’affirmant citoyens américains ou membres de groupes ethniques américains.

Moments et segments diasporiques

  • 21 L'idée d'une culture chinoise les réunissant leur était étrangère et la fermeture de la Chine maoïs (...)

  • 22 Par la réussite professionnelle, la performance scolaire et l'invisibilité sociale et politique.

10Vu ces deux conditions d'existence d'une diaspora, celle-ci n'est pas une entité sociologique pérenne ou recouvrant l'ensemble d'une population de même origine. L'histoire d'une population dispersée contre son gré peut n'être diasporique qu'un temps et des fractions significatives de cette population peuvent refuser le fait diasporique.William Safran (1991, pp. 83-85) cite le cas des exilés polonais qui, de 1830, date d'une insurrection, à 1944, ne cessèrent de militer pour le rétablissement d'un État polonais et créèrent des institutions à cette fin. Il les oppose aux Polonais émigrant aux États-Unis à partir des années 1880 pour s'y établir définitivement. Le cas des Chinois émigrés est encore plus exemplaire. Des années 1880 aux années 1950 les Hua Qiao fondent des organisations les opposant par-delà les frontières sur la réforme politique de l'Empire et de la République [McKeown, 1999, p. 322]. Ils forment diaspora durant un temps. Le destin de ces milliers de Cantonais fuyant les invasions étrangères et la misère au 19ème siècle, puis les guerres civiles et l'instauration d'un régime communiste est effacé par l'émigration de classes moyennes de Hong Kong vers les Amériques et l'Asie du Sud Est. Pour exemple, depuis les années 1950-196021, la population nord-américaine d'ascendance chinoise comprend des classes moyennes et des professionnels moins exposés au racisme et la fraction qui pointe la permanence de l'hostilité envers les Asiatiques et veut maintenir la mémoire de l'exil forcé et de la discrimination par les États des États-Unis et du Canada ne s'est manifestée que durant les années 1980 lors de demandes de réparation et de reconnaissance d'autres groupes ethniques. Cette population ne développe pas de solidarité avec les émigrés de la RPC ou les Chinois d'Asie du Sud. Ainsi, des Canadiens et Américains d’origine chinoise ont réagi très négativement à l’arrivée d'adolescents du Fujian débarquant clandestinement sur la côte ouest canadienne et ont souhaité leur expulsion rapide. Pourtant le racisme anti-asiatique demeure [Li, 2003] et se montre comme lors de l'arrivée, durant les années 1990, d'une vague de Chinois fortunés de Hong Kong déplaçant des classes moyennes européennes de leurs quartiers (Toronto, Calgary, Vancouver au Canada). De même les personnes d'origine chinoise établies hors de Hong Kong, Taiwan et de la RPC disposent de réseaux commerciaux transnationaux étendus, complexes et puissants mais ne développent aucune conception d'une communauté de sort ou de culture et ne disposent pas d'une ou plusieurs institutions actives les liant à travers l'Europe, l'Asie du Sud Est, l'Australie et les Amériques. Elles se comportent comme des émigrés liés à un pays d'origine ; débattent de sa démocratisation, y investissent et parfois vont y vivre. Un succès financier en Asie du Sud Est, une réussite sociale et un statut de minorité modèle22en Amérique du Nord et la nouvelle puissance économique de la RPC expliquent ce reflux de la mémoire du racisme anti-asiatique et l'absence de lien diasporique. Selon Ian Buruma (1999) une évolution pourrait raviver ce lien :» When speaking of a Chinese diaspora, we think of two or three or more Chinas, RPC, Taiwan, Hong Kong as well as people living outside these places and who don’t all think of themselves as Chinese or develop political and cultural loyalties to a Chinese world. But the Internet may change that: One might argue that China, as an imagined political community in which all Chinese can take part, only exists in cyberspace. There, for the first time, Taiwanese, mainland Chinese, Hong Kong Chinese and Overseas Chinese read the same papers, follow the same debates and talk about politics. The Internet is a forum of worldwide Chinese public opinion, and two events seem to stand out as common symbols for the Chinese: the Nanjing Massacre by the Japanese army in 1937; the Tian An Men events of May 1989. »

Diaspora et ressources

  • 23 Des groupes de discussion autour de ‘Prophètes’ devinrent des synagogues, les Juifs adoptèrent le c(...)

  • 24 L'église apostolique arménienne, créée en 301, est reconnue par le régime ottoman et détient le sta (...)

  • 25 En 2003, au Salvador, les deux principaux candidats à l'élection présidentielle sont d'origine pale (...)

11Vu les ressources monétaires, culturelles, organisationnelles et intellectuelles nécessaires pour construire le faisceau d'institutions nationales et transnationales qui caractérisent une diaspora, l'expérience diasporique ne peut pas être une émigration de la misère. Il n’existe pas de Labour Diasporas [Cohen, 1997, p. 129] mais des courants d’émigration pauvre qui, au fil du temps et à la suite de la mobilité sociale de certains de leurs membres construisent une conscience et une organisation diasporiques. Armstrong (1976) parle de diasporas prolétaires à propos des émigrations polonaise, irlandaise, portugaise, espagnole ou italienne et explique comment ces courants migratoires développèrent leurs propres réseaux religieux, culturels et sociopolitiques. Mais il omet de dire que ces réseaux demeurèrent nationaux et que ces émigrés ne développèrent pas l’idée de l’unicité d’une tradition ou d'un sort dont ils auraient été porteurs à travers les frontières de leurs patries d’adoption. Ces populations, dont la ‘diaspora irlandaise’ si souvent citée vu le caractère catastrophique de la famine en Irlande entre 1845 et 1848, montrent une acceptation de la logique unilinéaire nationale et tentent par intérêt économique ou identitaire de jouer un rôle dans la vie de leur pays d’origine. On ne peut que remarquer, qu'historiquement, les diasporas juive, arménienne et hellénique ont connu de longues périodes fastes et contribué à des développements culturels d'importance : spécialisation occupationnelle souvent lucrative et valorisée, inclusion dans les élites politiques et culturelles, statut de passeurs de frontières utiles à la circulation de produits et d'idées. Mais des limitations de droits en raison de leur distance culturelle, linguistique, religieuse marquaient leur statut à la marge des populations majoritaires. L'expérience des diasporas historiques ne fut pas seulement exil forcé, mémoire du malheur, perte et victimisation. Les Juifs de Babylone créèrent de nouvelles traditions23 et si le retour des Juifs à Jérusalem et la reconstruction du Temple (515 avant Jésus Christ) s'accompagnèrent de manifestations de fondamentalisme religieux et de bigoterie, les communautés juives d'Alexandrie, Antioche, Damas et ailleurs en Asie Mineure devinrent des centres de culture. Après la destruction du Second Temple, Babylone demeura le centre de la vie et de la pensée juive et l'exil babylonien fut une période d’énergie créative [Cohen, 1997, pp. 120-121]. Les Arméniens formèrent une communauté différenciée au sein de l’Empire turc depuis le 11ème siècle24. Ils étaient banquiers, artisans, bureaucrates et certains conseillers des Sultans, et ils possédaient des terres, la majorité étant des paysans. Jusqu'aux purges de l'ensemble des élites soviétiques durant les années 1930, les Juifs en URSS étaient surreprésentés dans les ordres professionnels [Nathan, 2001] et composaient l’épine dorsale de la bureaucratie soviétique vu leur fréquente adhésion aux préceptes révolutionnaires [Slezkine, 2004]. Et, exemple actuel, les Palestiniens de toutes confession, quasi invisibles en Amérique latine, y intègrent les plus hauts rangs de la hiérarchie politique25.

Conclusion

  • 26 Arméniens chrétiens, dont l’installation en Crimée pour les premiers au 18ème siècle et en Ukraine (...)

12 Les traits d’une diaspora sont au nombre de quatre : la mémoire et la conscience d’une condition sociale incertaine, instable, précaire, sinon dangereuse, et la volonté de conjurer ce sort; la transmission organisée et parfois la réinvention de cette mémoire collective par des élites (écoles, journaux, associations, institutions religieuses et autres) ; la multiplicité de foyers d’expression culturelle, décentrés ; et des moyens économiques et culturels pour maintenir un réseau multinational de liens entre ces foyers. Autant de traits pointés pour définir les diasporas historiques et que la prise en considération d'autres populations dispersées par la violence, travailleurs chinois et indiens déplacés vers les colonies européennes, émigrés miséreux irlandais, italiens, scandinaves, allemands, descendants d'Africains esclaves, n'invalide en rien. Ces cas montrent au contraire comment une construction diasporique peut ne durer qu’un temps ou ne jamais apparaître par manque de ressources pour créer un réseau d'institutions dans le cas des coolies chinois et indiens déplacés au 19èmesiècle, par recouvrement en Amérique du Nord des immigrations européennes pauvres par des institutions et hiérarchies religieuses nationales, ou encore par indifférence ou refus de mémoire de la majorité des Noirs américains qui préfèrent une mobilisation religieuse ou politique nationale pour avancer leur statut au sein de la société américaine. Si cette acception de la diaspora comme réplique organisée à la dispersion forcée et au risque de déni d'existence et comme forme communautaire nécessitant des ressources matérielles et culturelles, détient quelque validité, les conditions socio-historiques de dispersion brutale de populations ne peuvent être oubliées. Dans l'histoire les diasporas proviennent des zones de rivalité entre des puissances, Asie Mineure, Caucase et Moyen Orient (Grecs, Juifs, Arméniens26, Assyriens, Parsis) et Inde, Asie du Sud-Est et Chine du Sud (Chinois, Indiens). Elles sont nées de l’expansion de ces puissances, de la multiplication des voies et zones d’échanges entre elles, de leur affrontement et de leur déclin. On pense aux conquêtes ou déclins des Empires assyrien, perse, romain, arabo-musulman (du Moyen-Orient à l’Espagne) pour les Juifs, aux Empires ottoman et russe pour les Arméniens et les Grecs (ère moderne) et aux Empires coloniaux du 19ème siècle, espagnol, hollandais, britannique, français, pour les Africains, les Indiens et les Chinois (Amériques, Antilles, Mascareignes, Asie du Sud-Est). Depuis un demi-siècle, notamment comme conséquence de la Guerre froide dans le Tiers Monde, épurations ethniques, déplacements forcés de population, destruction de territoires et génocides sont des réalités constantes. En sus, depuis les années 1980 la multiplication des échanges, la facilité des communications et la violence de conflits ethniques et nationalitaires sembleraient induire la formation de nouvelles diasporas et la mondialisation financière, économique et culturelle en réduisant le rôle et la souveraineté des États et en tribalisant les sociétés démocratiques favoriserait la formation de diasporas pour certains [Barber, 1996] De fait les cas potentiels de formation de diaspora sont légion mais les cas actualisés rares.Nombre de populations ayant subi une dispersion massive et violente n'ont pas créé de diaspora. Il suffit de penser aux Tartares de la Volga et de la Crimée, aux Khmers, aux Hmong et Vietnamiens (3 millions), aux Afghans (plus de 6 millions de réfugiés), aux Bosniaques (1 520 000 réfugiés dont 700 000 en Europe), aux Tutsis du Rwanda (800 000 assassinés, 1 million de réfugiés), aux Kosovars (400 000 réfugiés) [Ogata, 2005] ou encore aux Kurdes. Toutes présentent un trait commun, l'absence des ressources nécessaires à la constitution d'une diaspora alors qu’un flux migratoire confirme l'importance des ressources autant matérielles qu'humaines pour devenir diasporique, celui des Sikhs militant pour la création d'un Khalistan. Ils disposent d'amples moyens financiers et intellectuels pour reconstruire une mémoire d'expulsion et étendre des réseaux.

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Bibliographie

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DOI :
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Notes

1 Nous remercions Annick Lenoir-Achdjian et Ignace Olazabal de leurs commentaires.

2 Les Juifs vivant dans le monde gréco-romain parlent et lisent la lingua franca de l'époque, le grec, les Juifs de la diaspora mésopotamienne l'araméen.

3 Bauer refuse toute autonomie aux Juifs car, selon lui, ils ne constituent pas une nation.

4 À la différence de la période révolutionnaire de 1789 quand des Juifs diffusent dans les communautés juives d’Europe, les idées d’universalisme et d’égalité des droits des individus et de tout Juif dans son pays d’implantation.

5 Neuf millions de Juifs vivent dans 12 pays européens au début du 20ème siècle, les deux tiers parlent yiddish. Suite à des pogroms dans le sud de la Russie durant les années 1880, ils commencent à émigrer en Amérique du Nord.

6 Au 19ème siècle des Arméniens de l'Empire contestent leur oppression politique et se rebellent. En 1894-1896 et 1909 ils sont dépossédés de leurs biens et forcés à l'exil ou assassinés, les deux tiers du 1,75 million d’entre eux vivant en Anatolie sont déportés en Syrie et Palestine. En 1914, 4 millions vivent sur le territoire de la Turquie actuelle et en Russie, en 1915, 1,2 million est assassiné sur ordre ou avec la complicité des autorités ottomanes, comme 500 000 Assyriens, Chaldéens et Syriaques. Présentement 3,5 millions d’Arméniens vivent en Arménie, 4 à 5 millions hors d'Arménie dont 1,5 million dans des territoires de l'ex-URSS, 1 million aux États-Unis et d'autres en Syrie, Égypte, Turquie, Iran, Géorgie, France (0,4 million), Australie, Argentine et au Liban, Canada et Brésil.

7 Les échanges de populations musulmanes et chrétiennes inscrits dans le Traité de Lausanne de 1923 permettent l’hellénisation de la moitié nord de la Grèce actuelle. Ils concernent 1 200 000 chrétiens établis dans les villes de Pondo, Smyrne, Cappadoce et de Constantinople, dont nombre d’origine grecque.

8 Chassés à plusieurs reprises dont lors des guerres russo-turques aux 18ème et 19ème siècles, nombre des Grecs des provinces ottomanes de la Mer noire (Pont-Euxin), dits Pontiques, sont massacrés entre 1919 et 1923 et expulsés du territoire turc en 1923 (Traité de Lausanne). Sur 500 000, plus de 250 000 sont exterminés ou meurent lors de leur emprisonnement ou de leur déportation à travers l'Anatolie (le nombre de 350 000 morts est avancé par les associations qui revendiquent la reconnaissance internationale de ce génocide depuis 1988).

9 Le gouvernement turc ne reconnaît pas le génocide arménien. Depuis avril 2005 il permet l'examen des archives ottomanes concernant ce dossier.

10 La diaspora chinoise représente 30 millions de personnes, étant exclus Taiwan (22 millions) et HongKong (6 millions).

11 Qiao (émigré temporaire) désigne dans le traité de Nankin (1858) le domicile temporaire des officiels chinois à l’étranger [Wang Gung-wu, 1981]. L’émigration des sujets chinois demeure punie de mort jusqu’en 1893.

12 Saint-Blancat (1997). Elle suppose une communauté mondiale de musulmans, la oumma, laquelle n'est pas une réalité sociologique mais une idée, notamment de fondamentalistes qui évoquent une communauté du temps du Prophète réunissant tous les musulmans [Roy, 1996].

13 En 1918, une République arménienne est fondée, deux ans plus tard elle est absorbée par l'Union Soviétique.

14 De 1979 à 1993 les investissements par des Chinois émigrés s'élevèrent à 220 milliards de dollars sur un total de 270 milliards de dollars d’investissements étrangers en RPC. Ils provenaient de Hong Kong, Macao, Taiwan et Singapour.

15 Pour tout dollar envoyé par un canal officiel par un ressortissant résidant à l'étranger, le gouvernement mexicain ajoute 3 dollars. Les fonds obtenus servent à consolider ou à créer l'infrastructure des régions d'origine (routes, écoles).

16 Le mouvement regroupe actuellement environ 1 million d'adeptes.

17 "Groups multi-centered and not so much oriented to roots in a specific place and a desire for return as around the ability to recreate a culture in diverse locations".

18 Actuellement 3 millions de personnes d'origine arménienne vivent en Arménie et le double en dehors de l'Arménie.

19 Par la Grande-Bretagne vers La Barbade et la Jamaïque à partir de 1544, puis la Virginie, la Géorgie et l'Australie; par l'Espagne vers ses Antilles à partir de 1580, par le Portugal vers le Brésil et l'Angola à partir de 1591, par la France vers la Louisiane à partir de 1600, par les Pays-Bas vers le New Jersey à partir de 1650 et par l’Allemagne vers la Pennsylvanie à partir de 1758.

20 La Shoah demeure taboue en Israël jusqu'au procès d’Eichman pour devenir mémoire nationale officielle.

21 L'idée d'une culture chinoise les réunissant leur était étrangère et la fermeture de la Chine maoïste la rendit inopérante. Taiwan et Hong Kong deviendront des centres de création culturelle plus actifs et innovateurs que la Chine continentale.

22 Par la réussite professionnelle, la performance scolaire et l'invisibilité sociale et politique.

23 Des groupes de discussion autour de ‘Prophètes’ devinrent des synagogues, les Juifs adoptèrent le calendrier babylonien et l'alphabet araméen et la Torah fut codifiée à Babylone [Cohen, 1997, p. 119].

24 L'église apostolique arménienne, créée en 301, est reconnue par le régime ottoman et détient le statut de millet, une forme d'autonomie L'Arménie demeure sous domination turque jusqu'à la Première Guerre mondiale.

25 En 2003, au Salvador, les deux principaux candidats à l'élection présidentielle sont d'origine palestinienne, des descendants de familles venues de Bethléem. L'Argentine eut un président d'origine arabe, Carlos Menem, issu d'une famille chiite libanaise et converti au catholicisme, religion obligatoire pour accéder à ce poste, l'Équateur deux (Jamil Mauhad, Abdulla Bucaram), le Honduras un (Carlos Roberto Flores Facussé) et le Guatemala un (Elias Serrano), sans compter les dizaines de ministres, de parlementaires et de gouverneurs au Brésil et au Chili. En ligne: www.suffrage.universel, Diaspora palestinienne, 19 mars 2003.

26 Arméniens chrétiens, dont l’installation en Crimée pour les premiers au 18èmesiècle et en Ukraine pour les seconds au 19ème siècle, est encouragée par Catherine II, puis par le tsar de Russie. Ils détiennent un statut d’autonomie culturelle, disposant de leurs propres églises, écoles et codes de justice.

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Pour citer cet article

Référence papier

Denise Helly, « Diaspora : un enjeu politique, un symbole, un concept ? », Espace populations sociétés, 2006/1 | 2006, 17-31.

Référence électronique

Denise Helly, « Diaspora : un enjeu politique, un symbole, un concept ? », Espace populations sociétés [En ligne], 2006/1 | 2006, mis en ligne le 01 avril 2008, consulté le 28 octobre 2015. URL : http://eps.revues.org/960

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Auteur

Denise Helly

Institut National de Recherche Scientifique
3465 rue Durocher
 
Montréal, Québec
Canada H2X 2C6
Denise_Helly@ucs.inrs.ca

Migrants économiques ou réfugiés Diaspora : un enjeu politique, un symbole, un concept ? partie 1