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Nous sommes des jeunes Africains, Maghrébins, Antillais ou Asiatiques...

18 juin 2015

Nous sommes des jeunes Africains, Maghrébins, Antillais ou Asiatiques...

La jeunesse exploitée et populaire subie la discrimination dans tous les domaines de la vie sociale : discrimination au logement, au travail, dans les administrations ou simplement dans la rue…partout.

Nous sommes des jeunes Africains, Maghrébins, Antillais ou Asiatiques et nous subissons la discrimination dans la Nation capitaliste : est-elle notre Nation ?

 

 

La jeunesse exploitée et populaire subie la discrimination dans tous les domaines de la vie sociale : discrimination au logement, au travail, dans les administrations ou simplement dans la rue…partout. La discrimination, aurait pour cause l’appartenance ethnique et culturelle des individus qui la subissent. La discrimination est inévitable sous la dictature du capital. En effet, le système capitaliste est générateur des inégalités, de la haine et se nourrissant de celles-ci. Mais, la discrimination a-t-elle pour cause, uniquement, nos origines ethniques et culturelles ?

*La discrimination de classe dans la Nation capitaliste.

C’est la réalité de dire que la jeunesse exploitée et populaire subie la violence dans cette Nation capitaliste : la discrimination, le racisme, la misère, les logements insalubres, le chômage, la violence sous toutes ses formes, les contrats précaires, l’environnement dégradé, l’isolement social, la santé, etc, etc. Les seuls moments où la société capitaliste s’intéresse à la jeunesse, c’est pendant les campagnes électorales. Les partis bourgeois, mais aussi petit-bourgeois se précipitent ainsi vers la jeunesse exploitée et populaire : les opportunistes/réformistes veulent ainsi des suffrages pour satisfaire leurs intérêts personnels.

L’impérialisme Français, est un des plus violents du monde et on peut d’ailleurs constater cette réalité par les nombreuses agressions militaires à travers le monde : Afghanistan, Irak, Centrafrique, Mali, Cote D’Ivoire, etc. Mais, le capital financier, renferme en lui-même des contradictions inévitables qui, impactant les masses dans leur vie quotidienne, sont créatrices de difficultés immenses pour la classe ouvrière.

La France, renferme en elle-même un prolétariat qui, objectivement, pourrait-être une force puissante, si elle était en mouvement. Le prolétariat, en France, est toujours une force puissante, mais elle est dotée d’un degré de conscience ne lui permettant pas de comprendre les conditions objectives…pour l’instant.

Cependant, la colère du prolétariat s’accentue face aux attaques du patronat et de son gouvernement. Dans ces conditions d’existences difficiles qui s’accentues, il faudrait apporter à la classe ouvrière, une éducation révolutionnaire, afin d’accompagner le développement de sa conscience. Mais, le problème, c’est que ce ne sont pas les révolutionnaires, mais les réformistes qui éduquent les masses. Ceci étant la conséquence, entre autre, d’un parti révolutionnaire absent, mais aussi de la composition différente du prolétariat au 21ème siècle : le manque d’un parti ne permet pas une analyse approfondie de la nouvelle composition du prolétariat.

Une division très forte au sein du prolétariat, mais aussi au sein du mouvement révolutionnaire en France. Ces divisions s’ajoutent à un individualisme puissant dans la société capitaliste : les divisions et l’individualisme, empêchent les couches sociales de comprendre leur véritable condition de classe. C’est ainsi que pour diviser les masses, le capital utilise un outil efficace : la classe moyenne.

L’existence d’une classe intermédiaire, entre la classe ouvrière et la classe capitaliste, est une illusion sociale, intentionnellement créé par le capital. C’est ainsi que des prolétaires, vivant dans une maison, par exemple, et touchant un salaire s’élevant au-dessus du smic, penseraient appartenir à cette « classe moyenne ». Ils croiraient alors à cette illusion mielleuse qu’ils ne seraient pas des prolétaires et que leurs conditions de vie, les exonèrent de ce fardeau d’être de simples prolos…illusion d’être un peu plus en hauteur dans la « hiérarchie sociale » !

La classe moyenne n’existe pas, car elle est une couche sociale, dont les conditions d’existences matérielles sont d’un degré un peu plus élevées simplement…le capital leurs donnent des miettes plus grosses simplement. Cette illusion sociale fonctionne, mais elle s’effacera bientôt, de par la réalité du capital en mouvement.

En effet, de par les contradictions du mode de production capitaliste, notamment du processus d’accumulation du profit, ses conditions d’existences matérielles iront en décroissants : c’est ainsi que sa véritable nature de classe apparaitra. Il n’y a que deux classes sociales, dans notre société : la classe du prolétariat et la classe capitaliste. Entre les deux, il n’y a que des couches sociales, servants d’outils de divisions à la classe dominante.

Face aux patrons, qui licencies des salariés, pour faire toujours plus de profit (les chiffres du CAC 40 parlent d’eux-mêmes), ne sommes-nous pas tous des prolétaires, n’ayant que notre force de travail à vendre pour vivre ?

Le racisme et la discrimination, existent donc réellement, dans la société capitaliste, mais elles sont inévitables dans une société se nourrissant des inégalités. Dans la jeunesse ayant des origines Africaines, Asiatiques, Magrébines ou Antillaises, on entend souvent dire que la discrimination et le racisme auraient pour causes, uniquement, leurs origines ethniques et culturelles : c’est une réalité, mais la cause principale sort de ce cadre.

 

Si, la discrimination et le racisme, avaient pour causes, uniquement, une origine ethnique et culturelle, nous occulterons alors la discrimination de classe. Les jeunes Magrébins, Africains, Asiatiques ou Antillais, sont discriminés et moralement torturés, parce qu’ils sont des prolétaires avant tout (le prolétariat englobant aussi les lycéens, les étudiants, etc…) et parce qu’ils vivent dans une Nation capitaliste.

Mais, on pourrait aussi être d’origine Asiatique, Magrébine, Africaine ou Antillaise et être un fervent défenseur du capitalisme : le cosmopolitisme est aussi un moteur pour la classe capitaliste. Qu’on soit alors Africain, Magrébin, Antillais ou Asiatique, nous sommes tous soumis à un processus de destruction moral et individualiste, entrant ainsi dans le cadre d’une division subtilement créer par les forces du capital.

Si, nous subissons la discrimination, la cause principale est notre appartenance de classe, car le capital ne possède pas de couleur ou d’ethnie. On pourrait alors se poser cette question : une Nation appartient-elle à des individus ayant des origines ethniques en particuliers ? Non. 

*Qu’est-ce qui caractérise une Nation ?

La Nation est caractérisée par cinq éléments, se conditionnant réciproquement et formant ainsi une Nation. Une Nation, est donc une communauté déterminée d’individus qui ne sont pas caractérisées par une « race ». La Nation Italienne, par exemple, a été formée de Romains, de Germains, D’Etrusques, de Grecs et D’Arabe. De même pour la France, qui a été formée de Gaulois, de Romains, de Bretons, de Germains et D’Arabe.

*1ère caractéristique d’une Nation : Une Nation n’est pas une communauté de « race », mais une communauté d’homme historiquement constituée. Des grands états ont existé, sous Cyrus ou Alexandre, par exemple, mais ne formaient pas des Nations pour autant. Ces états, pourtant, avaient été historiquement constitués, mais ils étaient aussi formés de races et de tribus divers. Mais ce n’étaient que des conglomérats de groupes accidentels et peu liés entre eux, se désagrégeant et s’unissant, selon les succès ou les défaites des conquérants. Une Nation n’est donc pas un conglomérat accidentel et éphémère, mais une communauté stable d’hommes.

*2ème caractéristique d’une Nation : Une Nation est une communauté de vie économique, c’est-à-dire dotée d’une cohésion économique. Les hommes d’une Nation, évoluent dans le cadre d’une liaison économique, consolidant ainsi la vie sociale des hommes de cette Nation. Des territoires, qui seraient une série de principautés détachées, par exemple, ne pourraient pas avoir de vie économique commune et se feraient alors la guerre.

*3ème caractéristique d’une Nation : Une Nation est une communauté de territoire. La communauté de territoire ne constitue pas, en elle-même, une Nation. Cette seconde caractéristique, est conditionnée par la première caractéristique, c’est-à-dire par une cohésion économique interne. Cette liaison économique, n’existe pas, entre L’Angleterre et les Etats-Unis, par exemple, raison pour laquelle ces pays forment deux Nations différentes. Ce tout économique et caractérisant une Nation, se consolident grâce à la division du travail et aux développements des moyens de communications notamment. Un territoire est alors doté d’une cohésion économique en mouvement.

*4ème caractéristique d’une Nation : Une communauté de langue. Cela ne veut pas dire que les divers Nations, parlent toujours et partout des langues différentes, ou que les personnes parlant une même langue, constituent une même Nation. Une langue commune pour chaque Nation, mais pas nécessairement des langues différentes pour les divers Nations. Les Anglais et les Nord-Américain, parlent ainsi la même langue, mais ne constitue pas la même Nation.

*5ème caractéristique d’une Nation : Une communauté de formation psychique. Il faut tenir compte des particularités de la psychologie des hommes réunis en Nation. Les divers Nations, se distinguent par leurs conditions de vies, mais aussi par leurs mentalités, s’exprimant dans la culture Nationale. La formation psychique des hommes d’une Nation est ainsi appelée le « caractère National ». Ce caractère National est une réalité abstraite, elle est relativement insaisissable, mais impactant très fortement les hommes de la Nation. Chaque caractère National, de chaque Nation, détient alors ses particularités.

*Synthèse de la Nation : La Nation est une communauté stable, historiquement constituée, de langue, de territoire, de vie économique et de formation psychique, se traduisant dans la communauté de culture. Chaque Nation est soumise aux lois du développement historique…elles ont un commencement et une fin.

De ces cinq éléments caractérisant une Nation, on peut alors confirmer la réponse à cette question : Une Nation appartient-elle à des hommes en particuliers ? Non, évidemment. Une Nation a donc une histoire, elle s’est constituée à travers des contradictions d’idées et c’est ainsi qu’elle est dotée d’un passé et d’un avenir formés par des hommes différents.

*De la Nation capitaliste émergerait la Nation socialiste.

Le développement d’une Nation est alors conditionné par sa force de travail Nationale et, l’existence d’une classe Bourgeoise, s’avère impossible sans un prolétariat. La classe bourgeoise, capitaliste, a besoin de cette force de travail Nationale, afin de créer le profit : de là, une force de travail Nationale, sort du cadre ethnique et culturel qui trop étroit.

C’est alors l’addition de toutes les forces de travail individuelles, à l’intérieur d’une même Nation, qui sont alors créatrices d’une économie Nationale. Il y a donc deux Nations dans une seule Nation : la Nation du prolétariat ne peut être la Nation de la classe capitaliste.

Pour éliminer la Nation capitaliste et ainsi éliminer la discrimination de classe, le racisme et toutes les inégalités qui lui sont inhérente, il n’y a qu’une solution pour les prolétaires : la révolution à l’intérieur la Nation où elle est exploitée. Les contradictions du capitalisme monopoliste, impactent très violemment le prolétariat et, cela, dans tous les domaines de sa vie quotidienne. C’est une conséquence inévitable du processus d’accroissement des capitaux et donc des profits : il n’y a jamais eu autant de profits engendrés par la classe capitaliste (les chiffres du CAC 40 parlent d’eux-mêmes).

L’accroissement du profit est une des causes des licenciements. En effet, le capitalisme purge ses forces productives, voulant ainsi diminuer le capital variable et ainsi augmenter le taux de la plus-value : ce processus est lié au développement inégal entre le capital variable (ouvriers) et le capital constant (machines, etc). C’est-à-dire que le capitalisme voudrait réduire le nombre d’ouvriers dans les entreprises, et ceux qui ne seront pas licenciés, travailleront plus et engendreront encore plus de profits pour le patronat.

 

Une classe sociale est déterminée par ses conditions d’existences matérielles. De ces conditions d’existences matérielles, prennent forment nos pensées et il s’ensuit que nos idées sont les produits de nos pensées : à chaque classe ses idées. C’est-à-dire qu’on ne peut pas avoir les mêmes idées en vivant dans un appartement lugubre, le ventre vide, que dans un château le ventre plein. Dans un certain temps, les contradictions du capitalisme engendreront, inévitablement, une misère encore plus difficile à vivre que maintenant. C’est alors qu’apparaitra le dénominateur commun de toutes les révolutions : la faim des hommes qui est inévitable sous le capital.

C’est alors qu’avec le travail d’un parti révolutionnaire fort, les idées (abstraction) de chaque classe sociale, entreront en contradictions, c’est-à-dire qu’elles seront en conflits. Les idées révolutionnaires, se développeront et elles affronteront les idées réactionnaires. C’est alors que les idées révolutionnaires, cristalliseront une convergence de toutes les forces exploitées pour atteindre la nouvelle société par la lutte. La suite logique et inévitable de ces contradictions serait alors l’apparition d’une nouvelle Nation.

Le mode de production capitaliste, devenu obsolète, laissera la place à un autre mode de production, mais en cohérence avec les idées révolutionnaires des exploitées qui se seront émancipées. C’est donc pour évitées ces contradictions et l’émergence d’une Nation nouvelle que les forces du capital, ont un besoin vital de créer des divisions dans le prolétariat, mais aussi dans le mouvement révolutionnaire. De par les divisions, la classe capitaliste voudrait éviter que les masses se mettent en mouvement pour la révolution : mais la classe capitaliste ralentira le processus simplement.

Le degré de conscience du prolétariat, ne lui permet pas de comprendre que, cette Nation, n’est pas sa Nation à lui. En effet, les classes sociales sont inconciliables, antagoniques et la classe capitaliste, utilise le prolétariat non conscient, afin de protéger ses profits. C’est le mensonge de l’harmonie des intérêts, c’est-à-dire l’illusion que les classes seraient conciliables : mensonge s’articulant autour du mot d’ordre de « sauvons la république ». Chaque Nation capitaliste, détient sa propre classe capitaliste, bourgeoise, mais qui a été intégrée dans une économie mondialisée : les capitaux n’ont effectivement pas de couleurs.

La force de travail de la Nation, ne peut donc pas être limitée à une origine ethnique ou culturelle uniquement. La force de travail Nationale, engendre donc un profit National, et c’est ainsi que ce profit est ensuite redistribué à la classe capitaliste de la Nation capitaliste. Dans la Nation Socialiste, le profit n’existera plus, car se substituerait au profit une caisse Nationale appartenant à tous les hommes de la société. Après un processus long et difficile, l’état Socialiste, s’effacerait et il serait remplacé par une administration de la production socialiste, parallèlement à l’inexistence des classes sociales qui auront disparues.

*La Nation socialiste peut-elle prendre forme par une simple addition de réforme ?

Non, c’est impossible et utopique.

Changer la société, par une addition de réforme, afin de « dépasser le capitalisme », est une utopie utile aux sbires du capitalisme. La superstructure du capitalisme est conditionnée par un mode économique, c’est-à-dire une base économique, qu’on appelle l’infrastructure (la classe bourgeoise faisant travailler la classe ouvrière).

Les réformistes, font ainsi croire aux masses, qu’on pourrait dépasser la superstructure (modifiés les institutions ou modifiés les marchés financiers par exemple), mais sans détruire la base économique qui en n’est le fondement.

En faisant croire qu’on pourrait changer la société par des réformes, le réformisme canalise la colère de la jeunesse exploitée, l’orientant ainsi vers cet objectif impossible de dépassement du capitalisme par des additions de réformes : c’est ainsi que la jeunesse exploitée est détournée de la véritable lutte des classes. Il s’ensuit que le prolétaire détient sa Nation à lui, mais pas celle dans laquelle il a été exploitée.

La Nation du prolétariat, c’est celle dans laquelle, les hommes, peuvent développer leurs facultés sans entraves : la Nation socialiste. Dans une Nation capitaliste, un patron, peut alors licencier des milliers de salariés sans entrave, comme des chiens, la société les déresponsabilisant des drames humains engendrés par ces licenciements abusifs (suicides, dépressions, etc)…c’est normal ! Mais, quand ce sont des ouvriers qui séquestrent un patron, sans violence et par désespoir, ils sont poursuivis par toute la justice du pays !

C’est ainsi qu’après des milliers de licenciement abusifs, les ouvriers ne peuvent même pas poursuivre leurs patrons pour violence morale exercée !

Conclusion : Il existe deux Nations, dans une Nation et, cette réalité objective a été confirmée par ce cri révolutionnaire de Ché ou de Thomas Sankara : la patrie ou la mort ; nous vaincrons !

 

 

Par Jimmy Dalleedoo
Juin 2015

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