le collectif des musulmans citoyens français

A propos du retour du Maroc dans l’U.A

21 juillet 2016

A propos du retour du Maroc dans l’U.A

Le retour annoncé du Maroc au sein de l’Union Africaine (UA) est un pas positif et une décision judicieuse qui mérite toutes les éloges eu égard à la place historique du Maroc dans le continent africain, a indiqué l’expert argentin Juan José Vagni.

Il convient de saluer le pas positif engagé par le Maroc à travers sa décision de revenir au sein de l’Union africaine", a-t-il indiqué dans une déclaration à la MAP, rappelant que le Maroc est l’un des pays fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), ayant précédé l’UA.

De l’avis de ce professeur du Centre de recherche et d'études sur la culture et la société relevant de l’université de Cordoba (Argentine), le retour du Maroc au sein de l’UA vient consacrer l’orientation affichée par le Royaume qui s’est engagé, grâce aux initiatives de SM le Roi Mohammed VI, dans la mise en oeuvre de grands projets de développement touchant les secteurs économiques, sociaux, culturels et commerciaux du continent africain. 

Et le chercheur d’ajouter que le Maroc, pays ayant œuvré au cours des dernières années à diversifier ses partenaires internationaux, a choisi d’œuvrer en faveur du développement du continent africain et à relever les défis auxquels fait face l’Afrique depuis sa place "naturelle" au sein de l’institution de l’Union africaine.

L’académicien a également mis en relief le rôle joué par le Maroc en matière de lutte contre le fléau du terrorisme qui n’exclut aucun pays, relevant que le retour du Maroc au sein de sa famille africaine, permettra aux pays du continent de bénéficier de l’expérience accumulée par le Royaume en la matière.

Dans un message adressé au 27-ème sommet de l'Union Africaine à Kigali, SM le Roi a annoncé dimanche le retour du Maroc au sein de l'UA.

"Cela fait longtemps que nos amis nous demandent de revenir parmi eux, pour que le Maroc retrouve sa place naturelle au sein de sa famille institutionnelle. Ce moment est donc arrivé", a affirmé le Souverain, précisant que "par cet acte historique et responsable, le Maroc compte œuvrer, au sein de l’UA, en vue de transcender les divisions".

Acteur associatif en Pologne : La réintégration du Maroc au sein de l'UA est une décision "historique" et "courageuse"

La décision du Maroc de réintégrer l'Union Africaine (UA) est "historique" et "courageuse", et ne fait que renforcer le rôle du Royaume en tant que gros investisseur dans le continent assurant un développement économique harmonieux de pays africains, a déclaré le président de l’Association des Amis du Royaume du Maroc en Pologne, M. Jalal Bensaïd.

En décidant de reprendre sa place au sein de l’UA, le Maroc confirme aussi son engagement à mettre en œuvre son expérience dans la lutte contre le terrorisme en Afrique et en Méditerranée, ainsi qu’au plan international, a-t-il ajouté dans une déclaration à la MAP.

Et l’acteur associatif d’observer que la décision du Maroc s'accomplit dans des circonstances, marquées par le soutien de la majorité des pays africains et de plusieurs pays influents à la proposition marocaine d'autonomie au Sahara, qui prévoit une solution politique au différend artificiel autour de cette question dans le cadre de la souveraineté marocaine.

Après avoir rappelé que le Maroc, membre fondateur de l’Organisation de l’Union Africaine, doit impérativement retrouver son siège au sein de l’UA, et que la place du Maroc aux côtés de l’Afrique est une réalité et une nécessité, le président l’Association note que "le Royaume du Maroc, fervent défenseur de l’unité des peuples africains, mène des actions déterminées et un combat sincère, responsable et indéfectible au service des causes, des intérêts et des idéaux de ce continent auquel il appartient.

"Le Royaume place également le contiennent africain au cœur de sa politique extérieure et de son action régionale et internationale, sous le leadership de SM le Roi Mohammed VI", a ajouté, M. Bensaid.

Dans un message adressé le 17 juillet au 27-ème sommet de l'Union Africaine à Kigali, SM le Roi a annoncé le retour du Maroc au sein de l'UA. Le président de l’Association des Amis du Royaume du Maroc en Pologne, a souligné, à ce propos, que le message Royal a bénéficié d'un accueil favorable et massif y compris dans la partie relative à la présence illégale de la prétendue "RASD". 28 Etats présents au 27è Sommet de l’UA à Kigali se sont félicités de cette décision courageuse et sont déjà favorables à ce retour annoncé du Maroc. Ces Etats ont, d’ailleurs, signé une motion appelant à la réintégration du Maroc et à la suspension de la prétendue '’RASD’’.

(MAP 20/07/2016)

Analyste luxembourgeoise : Le retour annoncé du Maroc à l’UA met en désarroi les séparatistes 

Le retour annoncé du Maroc à l’Union africaine et la demande de suspension de la pseudo-RASD présentée par 28 pays membres ont mis en désarroi les séparatistes du polisario et leurs mentors, a souligné l’analyste luxembourgeoise des questions africaines, Julie Rafondriaka.

Dans une tribune publiée sur le site "Lettre de la Méditerranée", Rofondriaka a mis l'accent sur l’impact de la démarche menée par des dizaines d’Etats africains auprès de la présidence de l’UA contre la république fantomatique.

"Une bonne partie des pays de l’UA demande carrément la suspension de la république autoproclamée par le polisario et qui n’est reconnue jusqu’à présent par aucune autre organisation internationale, continentale ou régionale", a-t-elle fait observer. Et d’ajouter que la motion a été déposée lundi à la présidence de l’organisation panafricaine par le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, au nom des 28 pays signataires auxquels devraient se joindre ultérieurement une dizaine d’autres Etats africains parmi les 54 membres de l’Union.

L’analyste a rappelé qu’à la veille de la présentation de cette motion, SM le Roi Mohammed VI a adressé un message au président en exercice de l’UA, le chef de l’Etat tchadien Idriss Déby, lui faisant part de la volonté du Maroc de réintégrer l’Union africaine. Dans son message au sommet de Kigali, a-t-elle poursuivi, le Souverain affirme que le moment était arrivé pour le Maroc de retrouver sa place naturelle au sein de l’UA, rappelant que le rapprochement du Maroc avec les autres pays frères et amis du continent a été toujours un des dossiers prioritaires de la politique étrangère du Royaume.

Analyste politique jordanien : Le retour de Maroc à l'UA, un pas vers le bon sens 

La décision du Maroc annonçant son retour au sein l’Union Africaine (UA), constitue un pas vers le bon sens, et ne pourra être que bénéfique tant pour le Royaume que pour les autres pays membres de cette Organisation, a souligné l’écrivain et analyste politique jordanien, Nabil Cherif. 

Le Maroc a été et restera toujours une partie indivisible de la famille africaine, a confié à la MAP M. Cherif qui avait occupé, auparavant, les postes de ministre de l’information et d'ambassadeur de Jordanie au Maroc. 

S’il y’avait des circonstances urgentes qui ont accéléré la sortie du Maroc de l’Union, "celles-ci constituent bel et bien l’exception et non pas la règle’’, a-t-il noté, faisant savoir que la logique est que le Royaume relève de l’espace africain. 

Il n’y a pas un autre pays qui accorde un intérêt particulier à ses relations avec l’Afrique comme le fait le Maroc, a-t-il poursuivi, citant, à cet effet, les visites successives de SM le Roi Mohammed VI aux pays africains, dans l’objectif de consolider davantage les liens économiques, politiques et sociaux avec ces pays. 

L'analyste jordanien a mis en avant notamment, à cette occasion, la haute sollicitude dont le Souverain ne cesse d’entourer les étudiants africains au sein des universités marocaines. 

Tout cela laisse constater aisément que le Maroc a toujours veillé à préserver ses rapports solides avec le Continent tout au long des années précédentes, a-t-il enchaîné, relevant que l’ère actuelle et celle de l’unité, de la solidarité et de la consolidation des rangs, et les défis requièrent de tous, des positions communes de cohésion et d’union. 

Et de faire savoir que l’UA se lancera avec force dans la réalisation de ses objectifs, après le retour du Maroc en son sein, notant que le Royaume contribuera, sans nul doute, à l’enrichissement de la marche de l’Union. 

Directeur d'agence de presse : Le retour du Maroc à l’UA va dans le sens du renforcement de ce groupement régional 

La retour du Maroc au sein de l'Union Africaine (UA) bénéficiera grandement à ce groupement régional eu égard au dynamisme et à la crédibilité dont jouit le Royaume, a estimé le directeur général de l’Agence de presse islamique des pays d’Amérique du nord et du sud, Essadik El Otmani. 

"Le Maroc est un pays aux racines profondément ancrées dans l’histoire de l’Afrique et son retour au sein de l’Union africaine répond à la nécessité de contribuer au renforcement de cet organe et servir les intérêts de l'Afrique grâce au dynamisme et à la crédibilité dont jouit le Maroc", a-t-il indiqué dans une déclaration à la MAP. 

De plus, a poursuivi l’auteur du livre "Histoire des musulmans d’Amérique du Sud : le retour aux sources", "le Maroc fait partie des rares pays qui ont érigé une vision tournée vers l’Afrique et le message Royal adressé au 27-ème sommet de l'UA, tenu à Kigali, n’est qu’une illustration de l’intérêt qu’accorde SM le Roi Mohammed VI au renforcement de cet organe de l’intérieur". 

Ce message est on ne peut plus clair : le temps que le Maroc retrouve sa place naturelle au sein de sa famille africaine est arrivé au regard des défis que connaît le continent africain dans son ensemble, a ajouté M. El Otmani, relevant que c’est ce besoin de concret et d'actions tangibles en faveur de l’Afrique qui explique le retour du Maroc au sein de l’UA. 

Le Maroc, grâce à la clairvoyance et à la perspicacité de SM le Roi Mohammed VI, a démontré sa valeur sur la scène internationale et africaine, et ce, même s’il ne faisait pas partie de l’UA, a-t-il expliqué, avant d’ajouter que la conjoncture actuelle requiert des unions fortes et solides et le retour du Maroc contribuera à renforcer davantage ce groupement pour en faire une puissance régionale. 

La politique de SM le Roi envers l’Afrique est basée sur une vision claire et des objectifs précis allant dans le sens du renforcement de la coopération Sud-Sud, a poursuivi M. El Otmani, estimant que cette coopération doit être érigée en priorité pour réaliser un meilleur équilibre des puissances dans les relations internationales, relever les défis actuels et lutter contre le terrorisme transfrontalier en Afrique. 

Selon lui, l’Union africaine devra prendre les décisions nécessaires et faire montre de bonne foi en suspendant la fantomatique "rasd" des activités de l’UA, et de tous ses organes. 

L’UA doit également ne pas reconnaître la légitimité du mouvement séparatiste soutenu par l’Algérie, a-t-il ajouté, en se félicitant qu’une mention ait déjà été déposée dans ce sens par 28 pays africains, soit plus de la moitié des 54 membres de l’Organisation panafricaine. 

La France encourage le retour du Maroc dans l'UA, "une contribution importante à l'intégration croissante du continent africain" 

La France a encouragé le retour du Maroc dans l'Union africaine, considérant que cette décision constituerait "une contribution importante à l'intégration croissante du continent africain". 

"Le retour du Maroc dans l'Union africaine constituerait une contribution importante à l'intégration croissante du continent africain, que la France encourage", a déclaré mardi le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Romain Nadal, lors d'un point de presse. 

"Une Afrique unie est, en effet, un facteur de paix, de stabilité et de développement pour le continent comme pour le reste du monde", a-t-il fait valoir. 

Dans un message adressé au 27-ème sommet de l'Union Africaine à Kigali, SM le Roi Mohammed VI a annoncé le retour du Maroc au sein de l'UA. 

"Cela fait longtemps que nos amis nous demandent de revenir parmi eux, pour que le Maroc retrouve sa place naturelle au sein de sa famille institutionnelle. Ce moment est donc arrivé", a affirmé le Souverain, précisant que "par cet acte historique et responsable, le Maroc compte œuvrer, au sein de l'UA, en vue de transcender les divisions".

(MAP 19/07/2016) 

Chercheur universitaire : La décision rationnelle du Maroc de réintégrer sa famille institutionnelle africaine, une "valeur ajoutée" pour l’ensemble du continent africain

La décision "rationnelle" du Maroc de réintégrer sa "famille institutionnelle africaine" en récupérant sa place naturelle et légitime au sein de l’Union africaine (UA), constitue une "valeur ajoutée" pour l’ensemble du continent africain, parce qu’elle contribue de manière très forte au renforcement de l’UA et à la consolidation de sa crédibilité, a estimé l’universitaire Ahmed Moufid. 

Cette décision annoncée par SM le Roi Mohammed VI dans son message adressé dimanche au 27ème Sommet de l’Union africaine, tenu dans la capitale du Rwanda, Kigali, confirme la constance du Maroc dans son engagement à servir les intérêts du continent africain, et à mettre son expérience dans le domaine du développement, de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme à la disposition des pays africains, a déclaré Ahmed Moufid dans une déclaration , en réaction au message royal.

Selon lui, la décision de réintégrer l’UA, hautement saluée par l'ensemble des forces vives du pays, témoigne d'un choix stratégique qui corrobore l’attachement du Maroc et des Marocains à leur appartenance à l’Afrique ainsi que leur adhésion positive et active à toutes les causes justes afin de réaliser le développement et promouvoir la stabilité du continent, en veillant à surmonter les divisions, les tensions et les problématiques qui risquent d’entraver l'unité, le développement et la sécurité du continent. 

Le chercheur a également relevé que le message royal s’est distingué par une grande franchise en posant et diagnostiquant les véritables problèmes africains, et par une objectivité sans pareille dans l’analyse. 

Le message royal vient confirmer que le temps des idéologies est révolu et que l’enjeu que le continent africain doit relever aujourd’hui est celui de l’unité et de l’osmose entre les membres de la grande famille africaine en faveur du développement humain durable, à travers la lutte contre la pauvreté et la malnutrition, et l’amélioration du niveau de vie pour tous, a-t-il dit. 

M. Moufid a également souligné que le message royal revêt des significations profondes, rappelant le rôle des regrettés Souverains, feu SM Mohammed V et feu SM Hassan II, dans l’émancipation, l'édification et le développement du continent africain. 

Il a même souligné le rôle avant-gardiste que joue SM le Roi Mohammed VI en faveur des causes et du développement du continent, illustré par la constance de l’engagement du Royaume pour le soutien de l’Afrique et son implication effective pour trouver des solutions aux conflits dont souffrent plusieurs pays du continent. 

Pour le chercheur, l'une des significations profondes du message royal réside dans le fait que même s'il s'est absenté pour une durée déterminée pour des raisons objectives de l’organisation de l’UA, le Maroc ne s’est jamais séparé de l’Afrique parce que les relations politiques et économiques avec les pays africains et l’intérêt pour les causes africaines sont au cœur de la politique extérieure du Royaume et de son action internationale, un choix stratégique irréversible pour renforcer la coopération sud-sud et réaliser le développement et la stabilité en Afrique. 

Le message royal vient confirmer également la place qu'occupe le Royaume en Afrique, eu égard à l’expérience et à la capitalisation d’un savoir-faire en la matière, oeuvrant à titre gracieux dans le cadre de ses relations africaines à le mettre à la disposition d'un groupe de pays africains, a-t-il assuré. 

SM le Roi a insisté sur l’attachement des Marocains à la cause nationale et leur unanimité autour de la question de l'intégrité territoriale du Royaume rejetant toute atteinte à l’unité territoriale du Maroc, a rappelé M. Moufid, ajoutant que le message royal invite l’UA à ne pas transgresser la légitimité internationale concernant le Sahara marocain. (MAP) 

Président tchadien : Le Maroc a le droit de revenir au sein de l'UA

Le Maroc est un pays africain qui a le droit de revenir au sein de l’Union africaine (UA), a indiqué lundi le président tchadien, M. Driss Déby Itno. 

«Si le Maroc veut revenir, personne ne peut refuser», a dit M. Déby Itno, qui est également président en exercice du 27eme sommet de l’UA, qui se tient dans la capitale rwandaise, Kigali. 

«Vous savez qu’il y a des textes», a-t-il dit, ajoutant qu’«aucun pays membre de l’UA, n’a le droit de suspendre un autre pays sauf à une seule condition, à savoir la prise du pouvoir par les voies illégales». 

Politologue : SM le Roi parie sur la sagesse des chefs d'Etat africains pour créer les conditions d’un retour réussi du Maroc à l’UA 

SM le Roi Mohammed VI "parie beaucoup sur la sagesse des chefs d'Etat africains pour créer les conditions d'un retour réussi du Maroc au sein de la famille institutionnelle africaine", a estimé, lundi, le politologue Mostafa Tossa, dans une analyse du message historique adressé par le Souverain au 27ème sommet de l’Union Africaine à Kigali 

Sous le titre "Le retour gagnant du Maroc en Afrique", M. Tossa note, dans un article publié sur le site français AtlasInfo, que cette initiative est de nature à mettre davantage de pression sur les milieux hostiles aux intérêts du Royaume qui avaient mobilisé d'énormes moyens pour assurer une propagande et un lobbying au profit des séparatistes du Polisario. 

Elle mettra aussi l'UA devant ses responsabilités historiques: ou accepter un retour gagnant du Maroc et organiser un leadership africain capable de faire entendre sa voix et ses intérêts dans le grand concert des nations et de relever les immenses défis du développement et de la stabilité ou rester victime de divisons et de guerres intestines qui paralysent toutes les énergies et créent les conditions du chaos et de l'insécurité, écrit-il. 

L’auteur est revenu sur l’argumentaire déployé dans le message royal, en rappelant notamment que "le Maroc qui avait quitté l'OUA (ndlr, devenue l’UA) n'a jamais quitté l'Afrique". Le message cite aussi les multiples facettes de l'implication du Royaume dans les projets économiques structurants du continent africain et dans des investissements majeurs dans de nombreux espaces africains, outre l'implication du Maroc dans la résolution de certains conflits africains ainsi que la participation à des opérations de stabilisation et de sécurité en Afrique, a-t-il ajouté, soulignant, en citant le message, que " Par cet acte historique et responsable, le Maroc compte œuvrer, au sein de l’UA, en vue de transcender les divisions". 

L’auteur indique que le Souverain est revenu dans ce message sur les raisons qui ont poussé le Royaume à déserter les institutions de l'Union africaine. Avec une pointe d'amertume, écrit-il, SM le roi "regrette que l'UA ait à s'inscrire dans une stratégie en décalage avec l'histoire et la géographie en admettant une entité séparatiste comme le Polisario dans ses rangs, qualifié de "pseudo Etat" par le Souverain et que devant un " fait accompli immoral, ce coup d’état contre la légalité internationale, a amené le Royaume du Maroc à éviter la division de l’Afrique au prix d’une douloureuse décision, celle de quitter sa famille institutionnelle", a dit le Souverain. 

Dans cette optique et pour accompagner sa décision de retour au sein de la famille institutionnelle africaine, SM le Roi demande ouvertement à l'Union africaine de revoir ses choix et sa stratégie à son égard, indique M. Tossa, estimant que cette exigence de révision est d'autant plus indispensable que le Souverain s'interroge avec une grande pertinence sur la cohérence des positions de l'Union africaine avec celle de ses membres qui ont abandonné les sirènes séparatistes du Polisario. 

Selon M. Tossa, sur un tout autre plan tout aussi politique, SM le Roi lance à l'encontre des chefs d'Etat africains une réalité qui montre l'immense contradiction sur le Sahara marocain entre l'actuelle position de l'UA et celle de la communauté internationale. Et il la pointe avec une imparable argumentation : " L’Union africaine se trouve aussi en total décalage avec l’évolution de la question du Sahara, au niveau des Nations unies. Un processus est en cours, sous la supervision du Conseil de Sécurité, pour parvenir à une solution politique définitive de ce différend régional" et que de ce fait, "l’UA ne peut donc, seule, préjuger de l’issue de ce processus. Par sa neutralité retrouvée, elle pourrait, par contre, contribuer d’une manière constructive à l’émergence de cette solution", indique-t-il citant le message royal. (MAP). 

Expert français : L'Afrique a besoin du Maroc d’une façon "évidente et urgente" 

L'Afrique a besoin du Maroc d’une façon "évidente et urgente", a souligné le directeur général de l’Observatoire d’études géopolitiques (OEG) de Paris Charles Saint-Prot, notant que le retour du Maroc au sein de l’Union africaine (UA) est dans l’intérêt de l’Afrique, car le Royaume est une puissance dynamique et crédible et est l’un des rares pays à avoir une vision pour le Continent. 

Dans une déclaration, lundi , l'expert français a indiqué que, dans Son message au Sommet de l’Union africaine à Kigali, SM le Roi Mohammed VI s’inscrit dans une continuité historique. 

"Le Maroc a une vocation africaine qui ne s’est jamais démentie. D’ailleurs même en étant en dehors de l’Union africaine, le Royaume a développé des relations privilégiées avec de très nombreux pays africains", a rappelé M. Saint-Prot, affirmant que la politique africaine du Maroc est une réalité forte et très concrète dans tous les domaines. 

Pour lui, cette politique s’appuie sur une vision claire de SM le Roi visant le renforcement de la coopération Sud-Sud qui est "une ardente obligation si l’on veut mieux équilibrer les rapports de force internationaux et faire face aux défis de la mondialisation". 

Evoquant le rôle du Maroc dans l’organisation d’une union africaine, le directeur général de l'OEG a rappelé que c’est à Casablanca en 1961 grâce à feu SM Mohammed V qu’a été lancée l’idée de l’intégration du continent.

"Le Maroc est l’un des pères fondateurs de l’OUA. Le défunt Roi Hassan II a noué des liens d’amitié et de fraternité avec de nombreux pays africains", a-t-il indiqué. 

"C’est pourquoi, l’Union africaine doit prendre les initiatives qui s’imposent et normaliser la situation avec le Maroc", a-t-il souligné, mettant l'accent sur la nécessité pour l'organisation panafricaine de mettre fin à des prises de positions dictées jadis par un petit groupe extrémiste qui a privilégié l’idéologie, et des positions dictées par des considérations d’un autre temps, au mépris d’une saine coopération entre les États. 

Pour l'expert français, l'organisation régionale doit réparer les erreurs du passé et rattraper le temps perdu. 

"Pour cela, il faut mettre fin au coup d’Etat contre la légalité qui a consisté à admettre au sein de l’OUA une entité séparatiste non représentative et ne présentant aucun des critères d’admissibilité", a-t-il insisté, jugeant qu'il est grand temps de repartir sur de nouvelles bases et de faire bénéficier l’Afrique de toute l’expérience et des atouts offerts par le Maroc. 

Académicien : A travers son retour à l'UA, le Maroc a opté pour la défense de ses intérêts avec le soutien de ses amis de l’intérieur de cette organisation 

A travers son retour à l’Union Africaine (UA), le Maroc a opté pour une nouvelle voie consistant à défendre ses intérêts avec le soutien de ses amis de l’intérieur de cette organisation continentale et non pas de l’extérieur, a affirmé Tajeddine El Houssaini, professeur des relations internationales à la Faculté de droit de Rabat. 

Le retour du Royaume à l’UA constitue un "choix judicieux étant donné que le Maroc est devenu plus africain que jamais, tant en ce qui concerne ses relations bilatérales avec les pays africains, les groupements régionaux, l’Afrique de l’ouest, l’Afrique centrale, que dans le cadre de l’Union du Maghreb Arabe ou encore à travers la défense des causes de l’Afrique au sein des forums internationaux", a souligné Tajeddine El Houssaini, dans une déclaration à la MAP en réaction au message adressé par SM le Roi Mohammed VI au 27-ème sommet de l'Union Africaine, qui se tient à Kigali.

Il a rappelé, dans ce cadre, la tenue en novembre prochain à Marrakech de la Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations unies sur les Changements Climatiques (COP22), sous la présidence du Maroc, une occasion pour le Royaume de défendre avec force les pays africains qui sont les plus touchés au niveau international par les problèmes climatiques. 

Après avoir passé en revue le contexte historique et politique du retrait du Royaume de l’Organisation de l’Union africaine (OUA), le Pr El Houssaini a précisé que le nombre de pays qui reconnaissent le +polisario+ est passé de 26 Etats au début à moins de 10 Etats seulement actuellement, estimant qu'il existe de fortes chances pour que le Maroc puisse changer les rapports de force au sein de l’UA, d’autant plus que l’ONU a commencé à prendre en considération les positions exprimées par cette organisation continentale. 

Le Royaume est devenu conscient de ces défis et enjeux, d'où sa position claire, a encore estimé l'académicien. 

L’avenir demeurera plein de défis et d’enjeux que le Maroc se doit de relever, a-t-il dit, faisant état de l’existence de signaux positifs à ce sujet pour le Royaume. 

Le Maroc, a-t-il ajouté, est appelé à se concentrer aujourd’hui sur les pays importants en Afrique qui peuvent jouer un rôle essentiel à cet égard, en l’occurrence le Nigeria et l’Afrique du sud, faisant observer que le Maroc s’ouvre pour la première fois sur les pays anglophones de l’Afrique de l’Est. 

Il s'agit d'une initiative de bon augure qui permettra au Royaume de pénétrer avec force au cœur de l’Afrique, d’autant plus que les Africains ont compris que les enjeux ne sont plus d’ordre idéologique ou politique, mais plutôt de développement, a-t-il dit, rappelant que le Maroc représente une plateforme stratégique pour l’Europe, les Etats-Unis et la Chine dans leurs relations avec les pays africains. 

Il a relevé, dans ce sens, que les investissements marocains revêtent désormais une grande importance, étant donné que les banques marocaines, les établissements publics et les entreprises privées sont en plein essor au sein des pays du continent, indiquant que les Africains sont conscients que le Royaume sera un grand défenseur de leurs causes lors de la COP22, prévue en novembre prochain à Marrakech. 

Les intérêts économiques, le développement durable et la construction d’un avenir meilleur pour les Africains doivent être au cœur des relations du Maroc avec les pays africains, a-t-il conclu. 

Universitaire : Le retour du Maroc au sein de l'UA, une décision importante pour le renforcement de l'ancrage stratégique du Royaume sur le continent 

Le retour du Maroc au sein de l’Union africaine (UA) est une décision importante et fondamentale pour le renforcement de l'ancrage stratégique du Royaume sur le continent, a estimé M. Said Seddiki, professeur des relations internationales à l’Université Al Aïn pour les sciences et les technologies aux Emirats Arabes Unis. 

"Ce retour intervient à un moment important pour la politique étrangère du Royaume, dont l’Afrique constitue l'axe principal et son enracinement stratégique", a indiqué l’académicien, en réaction au message adressé par SM le Roi Mohammed VI au 27e Sommet de l'UA, qui se tient à Kigali. 

Avec cette décision, le Maroc a commencé à jeter, de manière consciente, les fondements de ses relations extérieures sur des bases saines, ce qui aura un grand impact en matière de défense de ses intérêts stratégiques à tous les niveaux politique, économique et culturel ", a relevé l’académicien dans une déclaration à la MAP. 

M. Seddiki a de même indiqué que le Maroc a préparé toutes les conditions de succès de ce retour qui intervient également après que le Royaume a renforcé sa présence sur le continent à tous les niveaux. 

Cette décision importante qui n’a pas surpris les observateurs, "ne constitue pas seulement une réponse à la volonté du Maroc, tant au niveau populaire qu'officiel, de renforcer sa présence au niveau africain, mais aussi une réponse aux appels lancés à maintes reprises par plusieurs pays africains influents qui n’ont eu de cesse d’appeler le Royaume à réintégrer l’UA", a dit l'universitaire. 

Ce retour, estime-t-il, dénote une diplomatie "offensive" suivie par le Royaume pour contrecarrer les allégations des ennemis de l'intégrité territoriale, relevant que le renforcement de la présence africaine conjuguée au retrait par plusieurs pays de leur reconnaissance de la république fantoche, constitue un signal fort sur le fait que l’action diplomatique sérieuse portera ses fruits, que ce soit en ce qui concerne la question nationale ou les défis communs auxquels sont confrontés le Maroc et les pays africains. 

(MAP 18/07/2016)

SM le Roi : «Le moment est arrivé» pour que le Maroc retrouve sa «place naturelle» au sein de l'UA

 «Le moment est arrivé» pour que le Maroc retrouve sa «place naturelle» au sein de l’Union Africaine (UA), a affirmé SM le Roi Mohammed VI dans un message adressé au 27-ème sommet de l'UA qui se tient à Kigali. 

«Cela fait longtemps que nos amis nous demandent de revenir parmi eux, pour que le Maroc retrouve sa place naturelle au sein de sa famille institutionnelle. Ce moment est donc arrivé», a souligné SM le Roi. 

Par cet acte historique et responsable de retour au sein de l’Union Africaine (UA), le Maroc compte œuvrer au sein de cette organisation en vue de transcender les divisions, a ajouté le Souverain. 

"Cette décision de retour, réfléchie et longuement mûrie, émane de toutes les forces vives du Royaume", a affirmé le Souverain, en faisant remarquer que le "temps des idéologies est révolu" et que les peuples de l’Afrique ont besoin de concret et d’actions tangibles. 

"On ne peut changer la géographie. On ne peut se soustraire au poids de l’histoire", a expliqué le Souverain, soulignant que c’est justement ce qui milite pour que le Maroc ne demeure pas en dehors de sa famille institutionnelle et puisse ainsi retrouver sa place naturelle et légitime au sein de l’UA. 

Agissant de l’intérieur, le Maroc contribuera à en faire une organisation plus forte, fière de sa crédibilité et soulagée des oripeaux d’une période dépassée, a affirmé SM le Roi, notant que le défi qui demeure à relever pour l’Afrique, plus d’une décennie après la naissance de l’Union Africaine, "est celui de l’unité et de la cohésion de notre grande famille". 

Et le Souverain d’expliquer que le Maroc, qui a quitté l’OUA n’a jamais quitté l’Afrique. Il a seulement quitté une institution, en 1984, dans des circonstances toutes particulières, soulignant que la relation passionnelle du Royaume du Maroc avec son Continent explique le sentiment légitime que la reconnaissance d’un pseudo état était dure à accepter par le peuple marocain. 

"Le temps est venu d’écarter les manipulations, le financement des séparatismes, de cesser d’entretenir, en Afrique, des conflits d’un autre âge, pour ne privilégier qu’un choix, celui du développement humain et durable, de la lutte contre la pauvreté et la malnutrition, de la promotion de la santé de nos peuples, de l’éducation de nos enfants, et de l’élévation du niveau de vie de tous", a encore plaidé SM le Roi. 

Le Souverain a regretté à cet égard que certains pays continuent de prétendre que le Maroc n’a pas vocation à représenter l’Afrique, parce que sa population ne serait pas majoritairement noire, faisant observer que l’Afrique ne se résume pas à une couleur et que "continuer à l’insinuer, c’est mal connaitre nos réalités". 

C’est pourquoi, a poursuivi SM le Roi, tous ceux qui dénigrent le Maroc font du tort, en fait, aux Africains eux-mêmes. La popularité du Royaume et sa dimension en Afrique, n’étant plus à démontrer, ni à prouver. 

Le Souverain a également relevé que l’Afrique, si longtemps négligée, est devenue incontournable et se présente désormais comme un interlocuteur actif et respecté dans le débat sur la Gouvernance mondiale. 

"C’est pourquoi, sur la question du Sahara, l’Afrique institutionnelle ne peut supporter plus longtemps les fardeaux d’une erreur historique et d’un legs encombrant", a tenu à préciser SM le Roi. 

"L’Union africaine, n’est-elle pas en contradiction évidente avec la légalité internationale ? puisque ce prétendu Etat n’est membre ni de l’Organisation des Nations Unies, ni de l’Organisation de la Coopération Islamique, ni de la Ligue des Etats arabes, ni d’aucune autre institution sous régionale, régionale ou internationale ?", s’est interrogé le Souverain. 

Et de relever encore : "L’UA, resterait-elle, en déphasage avec la position nationale de ses propres Etats membres, puisqu’au moins 34 pays ne reconnaissent pas ou plus cette entité ?" 

SM le Roi a ainsi noté que même parmi les 26 pays qui s’étaient placés dans le camp de la division en 1984, seule une stricte minorité d’une dizaine de pays subsiste. 

Cette évolution positive, a fait observer le Souverain, est, d’ailleurs, conforme à la tendance observée au niveau mondial, en ce sens que depuis l’année 2000, 36 pays ont retiré leur reconnaissance à l’Etat fantôme. 

L’Union africaine se trouve aussi en total décalage avec l’évolution de la question du Sahara, au niveau des Nations Unies, a encore relevé le Souverain, relevant que l’UA ne peut donc, seule, préjuger de l’issue de ce processus. 

Par sa neutralité retrouvée, elle pourrait, par contre, contribuer d’une manière constructive à l’émergence de cette solution, a-t-il dit.

MAP : 17/07/2016

Le message royal, un "acte fort" du sommet de Kigali, "l’UA devant ses responsabilités" 

Le message adressé par SM le Roi Mohammed VI au 27-ème sommet de l'Union Africaine, qui se tient à Kigali, est "un acte fort" de ces assises continentales, mais aussi dans le redéploiement de la politique étrangère du Maroc, a affirmé le politologue et universitaire, Mustapha Sehimi. 

SM le Roi "attend de l’Union africaine du courage pour mettre fin à l’aberration que constitue l’admission de la prétendue RASD au sein de cette organisation continentale", a déclaré M. Sehimi à la MAP en réaction à ce message royal. 

"Après bien des errements, c’est à l’UA, dans sa sagesse et responsabilité, de faire droit à une réparation historique due au Maroc et d’assumer ses responsabilités", a-t-il martelé. 

SM le Roi a instamment invité les présidents africains "à changer de logiciel et à s’engager résolument dans une vision renouvelée en Afrique, marquée du sceau de plusieurs principes, à savoir le développement humain et durable, la lutte contre la pauvreté, la sauvegarde de la stabilité et la consolidation de la sécurité", a-t-il ajouté. 

"Au total, un défi visant le bien-être des populations, mais aussi le renforcement de l’unité et de la cohésion. Dans cette perspective, le Maroc entend jouer son rôle et retrouver la plénitude de sa place et de son rôle", a conclu l'universitaire.

MAP : 18/07/2016

Le Maroc regagne la famille africaine : le clairon claironne à Kigali

Plus de trois décennies après avoir quitté, contraint, l'OUA, en riposte à l’erreur historique ayant ouvert les portes de l’organisation panafricaine à la pseudo RASD, le Maroc revient avec force et annonce sa décision "courageuse", "responsable" et "historique" de regagner la famille africaine. 

Le clairon a claironné à Kigali, et le message adressé par SM le Roi Mohammed VI au 27-ème sommet de l'UA a été des plus clairs quant à l’africanité du Maroc et à la profonde identité continentale du Royaume. 

En effet, durant son absence des institutions de l’organisation panafricaine, le Maroc n’a jamais été aussi près de ses pairs africains, à travers une stratégie de partenariat tout azimut, guidée par une vision clairvoyante et avant-gardiste de coopération Sud-sud. 

Aujourd’hui, "le moment est arrivé" pour que le Maroc retrouve sa "place naturelle" au sein de l’Union Africaine (UA), a affirmé le Souverain dans Son message, relevant qu’à travers cette décision "historique et responsable", le Royaume compte œuvrer au sein de cette organisation en vue de transcender les divisions. 

Ce retour légitime, ne fera que consolider davantage la dimension africaine d’un Maroc foncièrement engagé corps et âme dans l’énorme chantier de développement de l’Afrique, un chantier d’avenir fort d’une multitude de projets, réels et palpables, lancés et initiés suivant une démarche inclusive de partenariat gagnant-gagnant. 

Comme l’a souligné dans sa réaction à chaud le Directeur de l’Observatoire des menaces terroristes, des radicalismes, des risques criminels et cindyniques (OM2R), Abdoul Latif Aidara, "le Maroc, qui apporte une plus-value qui n’est plus à démonter en Afrique, ne fait que réoccuper une place laissée vacante en raison d’une erreur individuelle dans la gouvernance de l’institution africaine, une méprise à la marge de toute légalité internationale". 

Pour ce spécialiste sénégalais, il appartient désormais à l’UA de mettre à profit cette occasion historique, pour restaurer, sinon son objectivité du moins sa neutralité dans le problème du Sahara, à l’image de toutes les autres organisations internationales du monde. 

Aujourd'hui, la balle est dans le camp de l’UA, et la sagesse africaine guidera sûrement les dirigeants du continent vers le rétablissement de la légalité, à travers une position courageuse et historique à la dimension de la décision actant le retour du Royaume au sein des institutions de l’UA. 

Par Hassan AOURACH

MAP : 18/07/2016

Maroc/UA : Le Royaume ne fait que "réoccuper" une place laissée vacante en raison d'"une méprise à la marge de toute légalité internationale" 

Avec la décision de SM le Roi Mohammed VI annonçant le retour du Royaume au sein de sa famille institutionnelle africaine, "le Maroc, qui apporte une plus-value qui n’est plus à démonter en Afrique, ne fait que réoccuper une place laissée vacante en raison d’une erreur individuelle dans la gouvernance de l’institution africaine, et une méprise à la marge de toute légalité internationale", a affirmé dimanche soir à Dakar, le Directeur de l’observatoire des menaces terroristes, des radicalismes, des risques criminels et cindyniques (OM2R), Abdoul Latif Aidara. 

"Le Royaume retourne à la réalité légitime sans renier son engagement à défendre à tous les prix son intégrité territoriale", a souligné le Pr Aidara, notant que la place du Maroc "n’a jamais été perdue, mais surtout n’a jamais été lâchée". 

Par cette décision "historique à plus d’un titre", "le Maroc, partie intégrante et entreprenante de l’Afrique a vu ses racines socio-culturelles prendre le dessus sur la juste réponse politique apporté à un fait accompli", a-t-il ajouté, soulignant que "les efforts conjugués des amis africains du Royaume ont subjugué à jamais les démons de la division et des clivages". 

En effet, a poursuivi le professeur Aidara, également Enseignant chercheur au Centre d'études Diplomatique et Stratégique de Dakar (CEDS), "le Royaume du Maroc, même en dehors de l’UA, a toujours entretenu ses racines africaines à la manière dont le jardinier arrose chaque matin et chaque soir ses fleurs". 

Cette relation avec l’Afrique, jamais rompue, n’a connu aucune rémission, a-t-il enchaîné, faisant état des régulières tournées africaines de sa Majesté le Roi Mohammed VI, de l’ouverture du territoire et du marché marocain aux Africains et africaines de tout bords, des investissements immenses des entreprises marocaines en Afrique, de l’assistance militaire et religieuse bienveillante du Royaume aux pays africains devant le fléau du terrorisme, entre autres "déterminants stratégiques" qui accompagnent le développement des pays africains. 

Pour le directeur de l’OM2R, ce retour, "certes, fera peur aux entrepreneurs de l’exclusion et de l’isolement jamais réussi du royaume du concert africain, mais il fera le bonheur de tous les citoyens et organisations africains, européens, asiatiques et américains, épris de paix et de justice et qui, par ailleurs, se soucient de l’avenir de notre continent", a-t-il dit. 

Et de conclure qu’aujourd’hui, "il appartient à l’UA de mettre à profit cette occasion historique, pour restaurer, sinon son objectivité du moins sa neutralité dans le problème du Sahara, à l’image de toutes les autres organisations internationales du monde". 

MAP : 18/07/2016

Le Maroc au rendez vous avec l'histoire

L'instant est solennel, l’événement est chargé d'émotion. En annonçant ce dimanche le retour triomphal du Maroc au sein de sa famille institutionnelle africaine, SM le Roi a scellé un rendez vous avec l'histoire. Celle d'un continent riche avec ses valeurs, ses traditions, ses ressources et son potentiel humain et celle d'un pays, le Maroc, fortement engagé pour le développement du continent dans le cadre d'une coopération sud-sud exemplaire. 

S'adressant aux chefs d’État et de gouvernements africains à l'occasion du 27ème sommet de l'Union africaine, SM le Roi a livré à Ses frères dirigeants africains un message d'espoir et de confiance, mais aussi et surtout un message de responsabilité, attirant leur attention sur la nécessité de reconstruire la famille institutionnelle africaine sur des bases saines. Oui l'Union africaine ne peut faire sa mue en maintenant en son sein une entité qui n'a aucune existence juridique et qui est entrée par effraction au sein de la défunte OUA dans un contexte historique et politique connu de tous. 

"Le Maroc, qui a quitté l’OUA n’a jamais quitté l’Afrique. Il a seulement quitté une institution, en 1984, dans des circonstances toutes particulières. Sa relation passionnelle avec son Continent explique le sentiment légitime que la reconnaissance d’un pseudo état était dure à accepter par le peuple marocain", a affirmé SM le Roi dans Son message aux chefs d’État et de gouvernements africains. Le retour du Maroc au sein de l'organisation panafricaine permettra ainsi de redresser une situation dont la communauté internationale et celle de l’Afrique est parfaitement consciente aujourd'hui au regard de l'évolution que connaît la question du Sahara pour le règlement de laquelle le Royaume a présenté une autonomie élargie, une solution courageuse qui garantit la paix et la sécurité de l'ensemble de la région et le retour à la mère patrie des Sahraouis marocains à Tindouf et ailleurs. L'Union africaine ne peut donc plus s'accommoder d'une situation incompatible avec son ambition de constituer un bloc régional intégré, capable de relever les défis du développement, du progrès économique et de la sécurité et en porte à faux par rapport à la légalité internationale. 

"l’Afrique institutionnelle ne peut supporter plus longtemps les fardeaux d’une erreur historique et d’un legs encombrant", a dit SM le Roi. 

Avec le retour du Maroc, l'Union africaine retrouve également un partenaire de taille et un pays devenu aujourd'hui leader en matière de coopération solidaire et de projets gagnant-gagnant avec plusieurs pays du continent, car, comme l'a souligné le Souverain "jamais l’Afrique n’a été autant au cœur de la politique étrangère et de l’action internationale du Maroc", rappelant que le Royaume a développé un modèle unique, authentique et tangible de coopération sud-sud". 

Le Maroc est aussi une passerelle entre l’Afrique et l’Europe auprès de laquelle il bénéficie d’un statut avancé. Le continent pourra ainsi envisager de développer une coopération intégrée UE-Afrique dans laquelle le Maroc jouerait un rôle de catalyseur.  

Le retour du Maroc permettra ainsi de parachever la construction de l'unité africaine sur des bases saines et de s'attaquer aux problèmes et menaces qui guettent la sécurité et la stabilité de l'Afrique. Le Maroc pourra grâce à son expertise, à son potentiel économique important et à sa maîtrise des technologies constituer un véritable levier de développement de tout le continent afin d'en faire un havre de paix et un espace de prospérité partagée.

 Par Adil Zaari Jabiri 

MAP : 18/07/2016

La décision du Maroc de réintégrer l'Union africaine, "historique" et "responsable" 

La décision du Maroc de réintégrer l’Union Africaine, est "historique" et "responsable" qui a été murement réfléchie en vue d’épargner au continent encore plus de division, a affirmé dimanche le président du Centre marocain des études stratégiques (CMES), Mohamed Benhamou. 

"C’est une décision historique qui a été murement réfléchie et qui a intégré beaucoup de changements et d’évolution intervenues lors de cette dernière décennie", a souligné M. Benhamou dans une déclaration à la MAP en réaction au message adressé par SM le Roi Mohammed VI au 27-ème sommet de l'Union Africaine, qui se tient à Kigali, notant que cet acte responsable vise à "épargner au continent encore plus de division". 

Cette décision inscrit le continent dans l’avenir surtout elle lui permet d’avoir sa destinée entre ses mains et être acteur dans un ordre international en cours de construction, a-t-il ajouté. 

Et de relever que cette décision va donner au continent africain l’opportunité de rectifier une erreur historique commise à l’encontre d’une vielle nation qui a contribué depuis les mouvement de libération et des indépendance que ce soit par les actions de Feu SM Mohammed V ou celles de Feu SM Hassan II qui ont œuvré pour l’unité africaine et qui ont beaucoup investi pour que l’Afrique soit un continent qui jouit de ses richesses et de ses potentialités mais aussi de sa souveraineté de décision. 

C’est une décision historique que les amis du Maroc ont demandé depuis longtemps pour que le Royaume réintègre l’organisation continentale et reprenne sa place dans cette maison africaine, a-t-il ajouté, notant que les marocains sont derrière cet acte fort qui vise à mettre un terme à un long épisode durant lequel le contient a été manipulé par ceux qui n’ont rien apporté au contient à part l'instabilité et le sous-développement. 

Le Maroc a quitté l’Organisation de l'unité africaine (OUA) quand celle-ci lui a tourné le dos mais il n’a jamais quitté l’Afrique comme en témoignent l’investissement du Maroc, le développement du concept Sud-Sud et la présence du Royaume dans plusieurs organisation sous régionales africaines, a tenu à préciser M.Benhamou. 

Ces actions font que le Maroc a toujours été au cœur du contient et que l’engagement marocain et la responsabilité du Maroc en Afrique visent toujours à préserver la paix et la sécurité du contient, a-t-il poursuivi, rappelant dans ce cadre la contribution du Maroc aux opérations de maintien de la paix en Côte d’Ivoire , en République Démocratique du Congo et en République Centrafricaine, ses efforts de médiation et ses actions menée en faveur du développement dans le contient. 

Les visites de SM le Roi en Afrique sont aussi une autre illustration que le Maroc a été et est toujours solidaire avec les pays frères du contient et engagé pour relever les défis en Afrique. 

"De par Son action, Son engagement, Sa proximité et Sa solidarité, SM le Roi qui porte le contient dans son cœur le connait très bien", a-t-il dit. 

L’erreur qui a poussé le Maroc à quitter les institutions de l’organisation africaine sans jamais quitter l’Afrique, a été un véritable coup d’état contre la légalité internationale et une grande tromperie, a-t-il fait remarquer, relevant que l’UA se doit de corriger cette erreur historique et de se débarrasser de ce fardeau hérité, ce mauvaise héritage qui lui a légué par l'OUA. 

L’UA qui doit affronter beaucoup de défis a besoin d’un pays comme le Maroc et d’une nation comme le Maroc, elle ne peut continuer à intégrer en son sein une entité fantoche qui n’est pas reconnue par l’ONU, ni l'Organisation de la coopération islamique (OCI), ni par la ligue arabe. 

MAP : 18/07/2016

Le Maroc et l'Afrique : Les retrouvailles

Une vive émotion, mêlée à un sentiment de soulagement et de satisfaction, a suivi la décision «historique» du retour du Maroc au sein de sa famille africaine, qu’il avait quittée dans des conditions particulières en 1984. 

Cette décision de retour du Maroc au sein de sa famille africaine, mûrement et longuement réfléchie, est la résultante du vœu de tout un peuple et de ses forces vives. 

Elle a été annoncée dans un message adressé par SM le Roi Mohammed VI au 27ème sommet de l’Union Africaine, qui se tient dans la capitale rwandaise. 

«Cela fait longtemps que nos amis nous demandent de revenir parmi eux, pour que le Maroc retrouve sa place naturelle au sein de sa famille institutionnelle. Ce moment est donc arrivé», a dit le Souverain dans ce message qui analyse dans les détails les arguments militant en faveur de ce retour. 

Le Maroc, fort de son unanimité autour de la question nationale, continue de croire que l’Organisation de l’Unité Africaine, ancêtre de l’UA, s’était rendue coupable d’un forfait inédit dans les annales de toutes les organisations continentales, celui d’admettre en son sein une entité qui n’a aucune existence légale et qui n’est reconnue par aucune autre organisation régionale ou internationale. 

Dans un geste de grande noblesse, le message de SM le Roi a épargné aux dirigeants africains les conditions sordides dans lesquelles l’entité fantoche était entrée par effraction dans la grande famille africaine. 

Le Souverain, en homme d’action en phase avec son temps, n’a pas voulu remuer les plaies du passé, ni rappeler les pratiques qui ont fait et font encore beaucoup de torts à l’Afrique et aux Africains. Il a préféré rester concentré sur l’essentiel : réaliser le développement de l’homme africain et promouvoir son épanouissement par des projets concrets avec un impact direct sur sa vie et sur celle de ses enfants.

La foi du Maroc en l’avenir de l’Afrique n’a d’égal que sa conviction, maintes fois réitérée, que seuls les Africains peuvent prendre en main le développement de leur continent et panser les cicatrices du passé. 

L’engagement ferme du Maroc dans la résolution de nombreux conflits en Afrique, aussi bien par la médiation ou la participation aux opérations de maintien de la paix, n’a jamais été aussi fort que depuis 1984. 

Le modèle unique, authentique et tangible de coopération Sud-Sud développé par le Royaume est venu compléter un processus « irréversible » d’ancrage du Maroc dans le sol africain, devenant dans la foulée le premier investisseur africain en Afrique de l’Ouest et affichant une volonté légitime de devenir le premier investisseur du Continent. 

Si les vicissitudes de la politique avaient pu forcer une sortie provisoire du Maroc, la légendaire sagesse des Africains est de nature à reconnaître une erreur du passé, la corriger comme il se doit et remettre sur les rails le train l’Afrique unie, solidaire et regardant vers un avenir de développement et d’épanouissement.

Rachid MAMOUNI 

MAP : 18/07/2016

Question du Sahara: L’Union africaine est tenue en otage par une minorité en violation flagrante de la légalité internationale 

Il est venu le temps pour l’Union africaine (UA) de corriger une erreur historique qui a vu le Maroc quitter l’Union dans des conditions extraordinaires, a souligné dimanche, Peter Pham, Directeur de l’Africa Center, relevant de l’Atlantic Council, en estimant que l’organisation panafricaine "ne peut plus rester en otage d’une petite minorité, guidée par une idéologie désuète en déphasage avec la légalité internationale pour ce qui est de la marocanité du Sahara". 

"Une petite minorité tient en otage une grande majorité au détriment de la légalité internationale et des meilleurs intérêts du continent africain dans son ensemble", a déploré l’expert US, en soulignant que "le retour du Maroc au sein de cet ensemble régional permettra de rétablir le Royaume dans son plein droit et à l’UA de se mettre en phase avec le droit international". 

M. Pham a affirmé, d’autre part, que le Maroc avait quitté l’Organisation de l’unité africaine "dans des circonstances extraordinaires, mais que le Royaume n’a jamais tourné le dos à l’Afrique, comme en atteste la stratégie Royale de mise en oeuvre de partenariats gagnant-gagnant avec les pays africains". 

"Grâce au leadership du Souverain, le Maroc est devenu une force de projection agissante dans le continent pour asseoir un développement solidaire, soucieux du bien-être des populations et de leur épanouissement", a souligné M. Pham, en estimant que "le retour du Maroc à la place qui lui est due au sein de cette organisation permettra de corriger une erreur historique et de rétablir le Royaume dans son plein droit".

MAP : 18/07/2016

 

Le retour béni du Maroc dans l'Union africaine Le Sahara Occidental aiguise les appétits