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Afrique, terre promise des avocats internationaux

18 juin 2015

Afrique, terre promise des avocats internationaux

Le cabinet de conseil stratégique Day One, basé à Paris, a publié ce lundi un étude sur le marché du droit des affaires en Afrique subsaharienne. Un secteur en plein essor qui profite du développement des hydrocarbures et des mines, des fusions-acquisitions et des projets d’infrastructures. Pour en tirer profit, les cabinets juridiques internationaux renforcent leur présence sur le continent.

Le marché du droit des affaires est en pleine expansion au Sud du Sahara


Par Pascal Airault

 

Les faits - Le cabinet de conseil stratégique Day One, basé à Paris, a publié ce lundi un étude sur le marché du droit des affaires en Afrique subsaharienne. Un secteur en plein essor qui profite du développement des hydrocarbures et des mines, des fusions-acquisitions et des projets d’infrastructures. Pour en tirer profit, les cabinets juridiques internationaux renforcent leur présence sur le continent.

 

Cap vers l’Afrique subsaharienne. Dans sa dernière étude que l’Opinion a pu consulter, Day One souligne un réel engouement des avocats d’affaires internationaux envers cette région du monde en raison du boom économique (presque 6% de croissance depuis 2009), de la hausse des investissements étrangers (+19% depuis 2011), des libéralisations en cours et de l’amélioration du climat des affaires. Premier marché, celui des fusions acquisitions (M&A) à l’image du rachat par la China National Petroleum Corporation de 28,7% d’ENI East Africa SPA, plus grosse opération réalisée en 2013, pour un montant de 4,2 milliards de dollars… C’est l’anglo-australien Herbert Smith Freehills qui a représenté la CNPC. Le cabinet, qui a aussi conseillé récemment Danone pour le rachat de Fan Milk international en Afrique de l’ouest, est classé deuxième des opérations de M&A au sud du Sahara avec 13,8 % des parts de marché devant le sud-africain Webber Wentzel (12,9%) et derrière le britannique Linklaters (15%). Ce dernier a réalisé quelque 50 opérations dans le secteur en 2013 en Afrique du sud, de loin le principal marché et la porte d’entrée des cabinets internationaux sur le continent.

 

Sur les neuf cabinets implantés au Sud du Sahara avec des bureaux propres ou affiliés, la plupart sont dans ce pays. Trois y sont arrivés depuis 2012 : Baker & Mckenzie, Clyde & Co, Allen & Overy. Progressivement, les cabinets d’affaires s’installent dans tout l’Est de l’Afrique à l’image des sud-africains Edward Nathan Sonnebergs (Maurice, Rwanda, Ouganda, Burundi) et de Bowman Gilfillan (Madagascar, Tanzanie, Ouganda, Botswana, Nigeria, Kenya). Ils profitent du développement de la finance, de l’agroalimentaire et de la distribution (trois secteurs qui représentent aujourd’hui la moitié des activités de M&A), de l’essor des activités minières, gazières et pétrolières et du boom des d’infrastructures.

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