le collectif des musulmans citoyens français

Blague à part

03 juillet 2016

Blague à part

Les blagues en argot s'appellent des vannes....je ne vous apprends rien là dessus

mais est-ce  parce que dans leur sagacité ou leur ironie, elles régulent avec une certaine sagesse le cours de nos pensées?

Les blagues en argot s'appellent des vannes....je ne vous apprends rien là dessus

mais est-ce  parce que dans leur sagacité ou leur ironie, elles régulent avec une certaine sagesse le cours de nos pensées?

Pour l'exemple...

deux juifs se rencontrent dans la rue.
- Bonjour, comment vas-tu?
- Oh, pas très bien...Tu connais mon fils?
- Oui, bien sûr, Moshé, que lui est-il arrivé?
- il est parti à Jérusalem et il s'est converti au Christianisme !...
- ça alors, ce n’est pas possible ! Tu connais mon fils?
- Oui, David et alors?
- Je l'ai envoyé faire ses études à Jérusalem et il  s'est converti au Christianisme !...

Désappointés, ils décident de se rendre à la synagogue pour demander conseil à Dieu.
Celui-ci dans sa bienveillance, écoute leur complainte et soudain s'écrie :
- ça alors, ce n’est pas possible ! Vous connaissez mon fils? ...

cette histoire nous rappelle avec beaucoup d'humour et une grande justesse que le Christ n'était pas chrétien. De même Bouddha n'était pas bouddhiste...

toutes les religions  ont pour origine l'expérience d'un être dans une dimension à la fois unique et universelle. Un être dont la vie entière a gardé la teinte du premier instant de cette expérience. Chaque relation individuelle avec le divin, quelles qu'en soient les conditions, est donc à accueillir avec attention et respect

 

Une amie chrétienne me raconta un jour, un moment essentiel de sa vie, survenu dans une église alors qu’elle n’était qu’une fillette. Entrant dans ce lieu immense et vide, elle avait été attirée par un faisceau de lumière laiteuse qui sourdait d’un vitrail. Elle était allée s’interposer entre le rayon et les larges dalles usées du sol. Etait-ce une buée tranchante, une épée nébuleuse ? Quelque chose l’avait alors enveloppée et transpercée avec une infinie tendresse. Des larmes avaient glissé sur ses joues...le prêtre à qui elle confessa cette sensation fugitive mais à l’empreinte éternelle, la traita d’orgueilleuse. Sans doute son idée du christian-isme, exigeait-elle plus d’allégeance aux dogmes et aux rites enseignés.


-     Tu en penses quoi ? me prit-elle au dépourvu...


-    Euh...tu devrais essayer la mosquée tiens, on y vit plus souvent ces moments de transcendance qui éclairent nos expériences individuelles de l’être...


-     Déconnes pas...tu penses que je devrais consulter un psy ?


 -   Surtout pas, lui conseillais-je...dans un pur Freud-isme, il n’y verrait là que l’évidente sublimation d’un désir incestueux transféré sur le père céleste...ils sont spécialistes en jivar-isme...


-       En quoi ?


-       Réduction d’expériences quoi...


Rires...


Mais blague à part...les différents « isme » religieux nous permettent de vivre une appartenance à un système de croyance. Par leur  enseignement et leurs pratiques, ils ne devraient ni stéréotyper ni submerger nos expériences mais nous aider à les intégrer ; au quotidien qui nous rattrape, à la cécité qui nous reprend. Nous inviter à favoriser les conditions de cette émergence dans chaque instant de notre vie...

 

Je crois que j’aurais fais un bon Imam à défaut d’un mauvais psy...

 

Ramadan karim

 


 

khalid Benslimane

http://mzabi.wordpress.com



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